Un officiel sénégalais pour des études pertinentes afin de booster le numérique

Un officiel sénégalais pour des études pertinentes afin de booster le numérique

Les défis qui permettront au Sénégal de booster son écosystème numérique nécessitent au préalable beaucoup d’études sur la « prospective » en vue d’aider surtout les décideurs publics, s’est dit convaincu, mardi, à Dakar le directeur de cabinet du ministère sénégalais de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique.

« Il nécessite des études pertinentes (sur l’économie numérique). C’est dans ce sens que la prospective va se faire car, elle nécessite de l’information et beaucoup de recherches », a déclaré Souleymane Diallo.

Il répondait à une interpellation du professeur en droit numérique, Abdallah Cissé, au cours d’un débat, sur le manque de prospective dans ce secteur au Sénégal.

C’était lors de la 9e édition du cycle de conférences des Mardis du Numérique, organisée par le GIE sénégalais GAINDE 2000, et qui a réuni ce mardi matin plusieurs experts du secteur numérique du pays autour du thème : « La maturité de l’écosystème numérique : les leviers de l’accélération ».

Ainsi, explique M. Diallo, « il n’y a suffisamment pas de productions scientifiques pour aider les décideurs à décider. Si nous avions des productions scientifiques éprouvées, ça faciliterait les choses», a-t-il souligné.

Partisan d’un « débat détaché » soutenu par les « universitaires », le directeur de cabinet du ministère de la Communication a aussi plaidé pour « un cadre juridique pour donner les règles du jeu » dans le domaine du numérique.

Au cours des échanges, l’administrateur général de GAINDE 2000, Ibrahima Nour Eddine Diagne, a pour sa part appuyé sur la « volonté politique » qui a permis à des Etats comme « la Corée du Sud » de profiter pleinement de l’économie numérique.

« On ne parle pas seulement du secteur, on veut un État numérique », a-t-il lancé.

Quant au président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication au Sénégal (Optic), Antoine Ngom, le problème du secteur numérique sénégalais se résume à « une problématique d’exécution » de ce qui a été décidé dans les textes. Ainsi pour lui, son pays mettra un pas en avant dans le monde du numérique « le jour que l’on mettra en œuvre ce qu’on a décidé ».

Et dans cette perspective, suggère Rokhaya Solange Ndir de la Sonatel, « il y a une manière de penser qu’il faut réussir à inculquer aux adultes et à la jeunesse » par le biais d’une « éducation numérique ».

APA

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