Un informaticien sénégalais pour « un échange intense » entre les startups africaines

Association sona

Youssouf Ba, consultant franco-sénégalais en informatique, préconise « un échange plus intense » entre les différentes startups africaines dans le but de booster aussi bien leur développement que l’écosystème numérique du continent.

« Si j’ai un conseil à donner, c’est d’échanger avec d’autres startups qui sont dans d’autres pays, car il y a des choses incroyables qui sont faites dans différents pays africains mais il y a un manque de communication pour savoir ce qui se fait ailleurs », a dit Youssouf Ba, interrogé par tech221 en marge du forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, tenu dans la ville marocaine de Marrakech du 12 au 13 décembre dernier.

L’informaticien franco-sénégalais souligne en effet que sa proposition « permettra de gagner du temps et parfois de l’argent ».

« Parfois il y a un collègue rwandais qui a développé quelque chose que le collègue du Nigéria peut compléter et améliorer. Je prônerais une coopération, un échange plus intense entre les différentes startups », a poursuivi M. Bâ, par ailleurs président de l’association humanitaire Sona.

Pour lui, en effet, « les startups ne sont pas homogènes », ne connaissant pas « les mêmes problématiques selon les pays », étant donné également que certaines parmi elles « sont financées par de grands groupes » tandis que d’autres « sont complétement autonomes ».

Par ailleurs, Youssouf Ba a mis en garde les startups du continent, pour garder leur « autonomie », contre les investissements des grands groupes. Même si ces investissements sont « bénéfiques » parfois, selon lui, « ça peut être aussi une cause de retard en termes de développement ».

« Pour avoir notre confiance en nous, il faut absolument développer nos propres outils, trouver nos propres financements. Cette confiance elle s’obtient aussi par le financement de nos propres gouvernements », a-t-il indiqué, précisant en même temps un avenir prometteur à l’intelligence artificielle en Afrique après ce qu’il a vu au Maroc.

« Il y a un avenir qui semble intéressent et il y a beaucoup de possibilités », a salué Youssouf Ba.

Toutefois, cela « dépendra des personnes et du niveau d’investissement de ces personnes sur des projets et à quel point les gouvernements et la société civile ont envie de ce changement. Parce que si on n’a pas toutes les parties réunies et qui sont impliquées dans ce développement, on n’y arrivera pas », a prévenu le consultant informaticien.

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