Trump signe un projet de loi pour dynamiser la recherche en informatique quantique

Trump signe un projet de loi pour dynamiser la recherche en informatique quantique

Dans l’univers des supercalculateurs, la Chine commence à prendre le dessus sur les autres grandes puissances. En effet, dans la liste du Top500, elle a réussi à placer 167 machines contre 165 pour les États-Unis. Ne voulant pas perdre la face, les États-Unis se sont lancés il y a quelques années dans un projet de construction d’un supercalculateur de 200 petaflops et cette année, le président a souhaité accélérer les choses.

Trump, on peut le dire, est quelqu’un qui depuis son accession au pouvoir, fait beaucoup parler de lui et visiblement ne compte pas changer de sitôt puisqu’on apprend qu’il a signé une loi de 1,2 milliard de dollars pour stimuler la technologie quantique américaine.

L’informatique quantique est le sous-domaine de l’informatique qui traite des calculateurs quantiques utilisant des phénomènes de la mécanique quantique, par opposition à ceux de l’électricité exclusivement, pour l’informatique dite classique. Les opérations ne sont plus basées sur la manipulation de bits dans un état 1 ou 0, mais de qubits en même temps dans un état 1 et 0. Un ordinateur quantique suffisamment puissant pourrait éventuellement déchiffrer le code qui protège actuellement les communications sécurisées et les transactions financières.

Autant d’avantages envisageables dans ce domaine auront suffi pour susciter l’intérêt des autorités gouvernementales. La signature de la Maison-Blanche a eu lieu après l’approbation du projet de loi par consentement unanime au Sénat et par 348 voix contre 11 au parlement. Cette loi engage le gouvernement à verser 1,2 milliard de dollars pour financer des activités de promotion de la science de l’information quantique sur une période initiale de cinq ans. La loi établit également un bureau national de coordination quantique, préconise l’élaboration d’un plan stratégique quinquennal et institue un comité consultatif chargé de conseiller la Maison-Blanche sur les questions relatives à l’informatique quantique.

Michael Kratsios, adjoint du président à la Politique de la technologie, dans un communiqué publié à la Maison-Blanche, s’est exprimé en ces termes : « cette prochaine grande révolution technologique a de profondes implications pour la création d’emplois, la croissance économique et la sécurité nationale. Nous sommes impatients de poursuivre les efforts pour soutenir la main-d’œuvre intelligente quantique de demain et de collaborer avec les dirigeants gouvernementaux, universitaires et du secteur. »

Des chercheurs aux États-Unis et dans les pays alliés ont beaucoup progressé en informatique quantique au cours des deux dernières décennies. Par exemple, D-Wave Systems du Canada a récemment annoncé que son ordinateur quantique de 2 048 qubits pourrait être utilisé pour simuler des phénomènes exotiques associés à la supraconductivité. D-Wave, qui compte parmi ses investisseurs le milliardaire amazonien Jeff Bezos , collabore depuis des années avec Google, la NASA, Lockheed Martin et d’autres clients aux frontières de l’informatique quantique.

Les États-Unis investissent depuis longtemps dans la science quantique, mais il leur manquait une stratégie globale pour coordonner leurs efforts de recherche. La nouvelle législation, qui bénéficie d’un fort soutien au Congrès, devrait aider à résoudre ce problème.

Sources : Yahoo

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