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Burkina Faso : Orange décroche la première licence 4G pour 40 milliards de francs CFA

La filiale locale de l’opérateur français a annoncé avoir acquis la première licence 4G du pays pour 40 milliards de FCFA sur une durée de 15 ans. Par la même occasion, Orange Burkina a renouvelé, et pour le même montant, ses licences 2G et 3G, confortant ainsi sa position de leader sur le marché burkinabé.

L’opérateur télécoms Orange Burkina sera le premier réseau à déployer la 4G dans le pays. L’entreprise a annoncé en effet avoir acquis, le mardi 15 janvier, la première licence 4G du pays pour un montant de 40 milliards Fcfa et pour une période de 15 ans. Parallèlement, Orange Burkina a renouvelé ses licences 2G et 3G pour 40 autres milliards de Fcfa. A cette occasion, une cérémonie solennelle a été organisée, dans la même journée, pour marquer la signature de l’accord et la remise de l’arrêté officiel d’attribution d’une licence individuelle technologiquement neutre pour l’établissement et l’exploitation de réseau de communications électroniques à Orange-Burkina.

« C’est une nouvelle aventure qui commence pour les clients de Orange et les consommateurs de communication électronique. Cela va donner un coup d’accélérateur au processus de digitalisation de notre pays », a souligné Hadja Fatimata Ouattara, ministre de l’Economie numérique et des postes, en donnant pour exemple les multiples plateformes intelligentes qui pourront être désormais facilement accessibles, notamment le système e-éducation.

Des sentiments partagés par le directeur général d’Orange-Burkina, Ben Cheick Haïdara, pour qui « cette nouvelle technologie sur l’Internet va répondre aux besoins sans cesse croissants des clients, et apportera indiscutablement un changement majeur dans l’écosystème de la téléphonie au Burkina ».

Le DG d’Orange Burkina s’est engagé au respect des cahiers des charges, en déclarant notamment : « Nous n’avons que des obligations de qualité et de couverture sur des services précis. Nous allons tout faire pour satisfaire l’ensemble de nos usagers suivant les différents segments du marché par les différentes technologies à notre disposition ».

Du cash et plus de débit

C’est au total 80 milliards de Fcfa qui vont dans les caisses du Trésor burkinabé à la suite de cette opération. Selon les explications des responsables, 40 milliards ont été déjà déboursés par Orange Burkina et le reste sera débloqué en deux tranches qui seront prochainement payées au profit de l’Etat. A travers l’introduction de la 4G, le Burkina rattrape également son retard en matière d’Internet haut débit comme l’a relevé Tontama Charles Millogo, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

« Nous sommes l’un des rares pays qui n’avait pas cette technologie et on se réjouit de pouvoir très bientôt l’exploiter et d’offrir des services de hautes factures aux populations », s’est félicité le président du régulateur burkinabé du secteur des télécommunications.

Depuis son arrivée en 2016 sur le marché burkinabé, à travers le rachat de Airtel Burkina, la filiale locale d’Orange s’est progressivement imposée comme le leader de l’Internet mobile, une place qu’il a ravie à Onatel, filiale du groupe Maroc Télécom.

Aboubacar Yacouba Barma
La Tribune Afrique

Quelle est la musique de la pub Orange iPhone FaceTime 2019 ?

Pour un flirt, vous feriez n’importe quoi ?

L’opérateur Orange dévoile sa nouvelle campagne. Le film clame le partage grâce à la nouvelle fonctionnalité de l’iPhone d’Apple : FaceTime permet désormais jusqu’à 32 personnes de se joindre simultanément. Entre amour et humour, l’agence Publicis Conseil révèle un court-métrage divertissant qui veut toucher une cible jeune. Alors quoi de mieux qu’un titre rempli de nostalgie pour capter l’attention de la cible ?

La musique de la pub Orange iPhone FaceTime 2019 est « Pour un flirt » de Michel Delpech.

Source : lareclame.fr

(Source : La Tribune

Télécoms : Libon, l’application qui révolutionne les appels des diasporas africaines

Depuis qu’il a repris Libon des mains du groupe Orange, Julien Hodara, un entrepreneur français de 44 ans, conquiert -avec son application mobile- les diasporas du monde entier adeptes des communications téléphoniques conventionnelles. Et l’Afrique n’est pas en reste.

Depuis un smartphone, via une simple application rechargeable, appeler les lignes téléphoniques fixes et mobiles vers 140 pays à travers le monde dont une trentaine en Afrique. Particularité : seul le temps de parole est facturé. Précision de taille que tient à apporter Julien Hodara, 44 ans, CEO de Libon, la startup qui gère l’application éponyme.

Élimination des coûts cachés

« Ce que nous faisons, c’est rendre les appels téléphoniques normaux plus faciles d’accès. Ce n’est pas cher et c’est de bonne qualité. L’utilisateur n’a pas besoin de changer de carte SIM ou de changer d’opérateur pour bénéficier de nos tarifs… », explique-t-il dans un entretien avec La Tribune Afrique.

Sur Libon en effet, la minute d’un appel international est facturée généralement entre 0,11 euro et 0,17 euro, quand un appel international via les opérateurs de télécommunications en France notamment va généralement bien au-delà de 1 euro. Une tarification qui s’explique notamment par l’existence de coûts cachés, ce que Libon arrive à éviter en passant par internet.

D’internet aux lignes conventionnelles

Autre point fort de cette application, « celui qui a internet peut appeler celui qui n’a pas internet », précise également Hodara. Pour cet ingénieur informaticien et business administrator devenu entrepreneur, l’objectif est donc non seulement de palier au dictat des applications mobiles dominantes, comme Whatsapp ou Messenger, qui conditionnent l’émission et la réception d’un appel par la détention mutuelle de ladite application et la connexion mutuelle à internet, mais aussi palier à la problématique de l’accessibilité à internet dans certaines contrées en Afrique notamment. « La famille au village n’a donc besoin ni d’internet, ni de l’application Libon sur son téléphone », appuie Hodara.

A la base, Libon naît en 2012 dans les ateliers de l’unité Recherche et développement (R&D) d’Orange Valley, filiale du géant français des télécoms. L’idée de départ est simplement de démontrer qu’il est possible d’établir des télécommunications sans infrastructures propres. L’application est testée avec succès aux Etats-Unis où Orange est absent. De fil en aiguille, les ingénieurs l’étoffent. Mais celle-ci -ne rentrant pas dans le cœur de cible du groupe français- restera dans le domaine de la recherche.

Alors en poste chez Orange Valley en tant que Chief of Staff auprès du président, Julien Hodara décèle le potentiel de cette application particulièrement pour les diasporas et se propose en repreneur. « Nous avons alors tenté de mieux cerner les appels internationaux, en nous mettant à la place du client. Nous avons découvert que c’est un univers très complexe, qu’il y avait pleins de coûts cachés et de zones grises … », explique le CEO de Libon. C’est ainsi qu’avec son équipe, ils ont pu définir le positionnement de l’application.

L’Afrique, un marché « stratégique »

Après un temps dans le portefeuille entreprises du groupe Orange, Libon en est désormais un spin-off. Depuis août 2018 en effet, la startup est totalement indépendante et fonctionne avec une nouvelle équipe. Une récente levée de fonds de 1,8 million d’euros lui a permis de lancer une nouvelle étape de son développement : la vente de recharge en cash, en France. La jeune pousse ambitionne de porter à 10 000 le nombre de points de vente dans l’Hexagone d’ici la fin de l’année. Prochaine étape selon son patron : Etats-Unis et Canada, puis l’Afrique.

« Le plan de développement Afrique sera lancé cette année. Pour l’instant, les recharges en cash n’y sont pas encore disponibles, mais nous y travaillons. Nous avons déjà quelques personnes sur le terrain », confie Hodara.

D’ailleurs, Libon déploie récemment son offre en Afrique et compte de plus en plus d’utilisateurs issus des diasporas locales. « A titre d’exemple des Burkinabè -présents en forte communauté en Côte d’Ivoire- appellent actuellement le Burkina Faso depuis la Côte d’Ivoire via Libon », cite l’entrepreneur, ajoutant qu’en attendant l’arrivée des recharges en cash, les utilisateurs de Libon sur le Continent recharge leur via Orange grâce aux partenariats de la startup avec le géant français des télécoms. Dans son plan de développement justement, la startup compte mettre un accent particulier sur le pays des Éléphants. « Considéré comme un berceau de la migration, la Côte d’Ivoire est un marché stratégique pour nous », argue-t-il.

Avec la montée de la concurrence ces dernières années, les opérateurs de téléphonie mobile en Afrique ont fait de gros efforts, proposant parfois la minute d’un appel international à environ 0,38 euro en moyenne ainsi que des pass internationaux encore moins onéreux sur certaines destinations.

Mais considérant son offre encore plus attractive, Libon entend être une alternative aux réalités d’Internet en Afrique. Car bien qu’Internet y croisse rapidement, seul 24,4% des 1,216 milliard d’habitants avaient à internet en 2018 selon l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). A cela, Julien Hodara ajoute que le plan de développement de Libon n’exclut pas l’étude d’une tarification propre au marché africain.

Jusqu’ici, tout marche à merveille pour la jeune pousse. En termes de rentabilité, quatre mois après avoir pris son indépendance totale du groupe Orange -qui reste un partenaire-, les performances sont au top. Libon totalise à ce jour environ 100 000 utilisateurs payants à travers le monde, selon son patron. « La première année où nous avons racheté Libon, l’objectif était de la rendre complètement indépendante au 31 décembre et qu’elle respecte le business plan qui a été présenté aux investisseurs et pour l’instant c’est le cas. Notre chiffre d’affaires ne cesse de croître au fil des mois », se réjouit Hodara qui préfère encore « pour l’instant la discrétion » sur les chiffres. La startup s’est donnée 24 mois pour rentabiliser son investissement et pour ce faire, espère susciter davantage l’intérêt des diasporas africaines, où qu’elles soient.

Ristel Tchounand

Source : La Tribune

GoogleFi

Google Fi : Et si Google devenait un opérateur mobile en France ?

Vous n’avez jamais entendu parler de Google Fi ? Ne vous inquiétez pas, ça semble normal puisque cet opérateur n’est lancé qu’aux États-Unis pour le moment. Mais alors, qu’est-ce que c’est vous me direz ? Et bien il s’agit d’un opérateur de téléphonie mobile virtuel (comme c’est le cas de NRJ Mobile, La Poste Mobile, etc). Ce sont des opérateurs qui utilisent le réseau d’opérateurs classiques comme Orange, Free, Bouygues ou SFR pour ses clients.

Mais alors, pourquoi Google veut-il lancer Google Fi en Europe ?

Pour l’heure, il s’agit avant tout d’une supposition. En effet, après un lancement plutôt réussi de l’autre côté de l’Atlantique, il était normal pour Google d’envisager l’arrivée de son MVNO (opérateur virtuel) ailleurs dans le monde. Il y a quelques jours, le géant du web a alors déposé en Europe le nom de « Google Fi » laissant supposer très fortement une arrivée imminente du service dans nos contrées.

Le tarif sera t-il aussi intéressant que ceux qu’on connait déjà en France ?

Notre pays est l’un des pays où les forfaits de téléphonie mobile sont les moins chers du monde. Il faut dire que depuis que Free est arrivé pour casser les prix du marché, tout le monde s’est aligné dans l’hexagone. Google va t-il pouvoir faire mieux ? C’est justement la question qu’on pourrait se poser. Actuellement aux États-Unis, ils proposent un forfait à 20$ par mois pour des SMS et des appels en illimité. Ensuite, ils facturent sur le premier forfait à ce prix chaque giga à 10$/unité. Le gros avantage, c’est que ce giga est facturé au même prix dans 170 pays du monde. Autrement dit, c’est intéressant notamment si vous partez à l’étranger (car si vous êtes dans une zone où votre opérateur ne propose pas de roaming inclus dans votre forfait, vous pouvez payer une vraie fortune pour 1GO).

Google propose d’autres forfaits comme un tout illimité notamment, à 80$ par mois. Pour les États-Unis, c’est un excellent tarif. Mais face à Free en France qui propose 100GO à moins de 20€/mois, cela sera t-il pareil ? On peut se poser la question. Néanmoins, si le forfait arrive à proposer de l’internet à l’étranger à un prix imbattable dans des destinations que le roaming n’inclus pas dans les forfaits de Free (comme le Japon par exemple), cela pourrait être intéressant. Dans le cas contraire, on a du mal à voir comment ce sera possible. De plus, il faudra que Google choisisse un réseau sur lequel s’appuyer. Reste à voir si ce sera Orange, Bouygues, Free ou SFR.

Source : indigobuzz.fr