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MTN s’associe au chinois Huawei pour booster l’offre numérique en Afrique

L’opérateur de télécommunications sud-africain MTN a annoncé s’être associé au géant chinois Huawei dans le cadre d’un protocole d’accord dont l’objectif est de fournir de meilleurs services numériques sur le marché africain. De manière pratique, les deux entreprises annoncent qu’elles travailleront à développer la croissance active des données, des services multimédias enrichis, des services financiers mobiles, des entreprises et du commerce de gros de la coopération traditionnelle en matière de services voix et données.

Jibin Cao, Président Afrique du Nord de Huawei Technologies : « Placer l’Afrique au cœur de l’innovation digitale, un pari gagnant »

Le numérique possède la capacité d’être un des principaux moteurs de croissance et de création d’activité dans les prochaines décennies en Afrique. Déjà, les possibilités offertes par les services à distance révolutionnent la vie quotidienne des sociétés du continent. Une tribune de Jibin CAO, le Président Afrique du Nord du géant chinois, Huawei Technologies.

Aujourd’hui, le continent africain connaît un développement rapide, porté par une dynamique entrepreneuriale et une volonté clairement marquée de s’inscrire dans le mouvement général qui voit émerger de nouvelles forces économiques. La raison majeure de ce basculement est clairement identifiée : en dépit de la volatilité des cours des matières premières, des crises, du changement climatique, des difficultés à diversifier des économies traditionnellement exportatrices, c’est véritablement le développement du secteur digital qui, couplé à la croissance des investissements directs étrangers, a été l’un des principaux moteurs de la croissance africaine des dix dernières années. Selon le rapport GSMA 2018 sur l’économie numérique africaine, les technologies mobiles ont contribué à hauteur de 7,1% du PIB de l’Afrique subsaharienne, soit 110 milliards de dollars. L’écosystème de l’économie mobile soutenait en 2017 près de 3 millions d’emplois, et contribuait au financement du secteur public à hauteur de 14 milliards de dollars.

Moteur de croissance

Avec un taux de souscription unique aux services mobiles de 44%, dont un tiers de smartphones, l’équation numérique en Afrique s’est totalement transformée en quelques années. La plus grande diffusion de smartphones permet l’apparition de plus nombreux services, l’accès aux paiements mobiles, à l’information en continu, à des échanges de données en hausse constante, créant autant d’opportunités pour de nouvelles applications mobiles et l’extension des écosystèmes digitaux africains.

Le numérique possède la capacité d’être un des principaux moteurs de croissance et de création d’activité dans les prochaines décennies en Afrique. Déjà, les possibilités offertes par les services à distance révolutionnent la vie quotidienne des sociétés du continent. Les plus connues sont les applications de paiement dématérialisé, qui permettent de désenclaver les populations souffrant d’un déficit d’infrastructures de transport, qui peuvent ainsi voir croître leurs activités professionnelles avec des clients et des fournisseurs à distance.

Mais, plus important encore, le numérique aide à préparer l’avenir : avec la pénétration croissante d’internet, c’est toute l’économie du savoir qui se trouve à la portée des populations. Une connexion internet permet désormais d’accéder aux formations à distance des meilleures universités, et rend possible les transferts de connaissances qui seront la clé du développement économique de demain. La télémédecine rend plus simple l’accès aux diagnostics, même pour les populations isolées, les agriculteurs pourront bientôt avoir à portée de main tous les paramètres utiles à leur activité, météo, cours des productions agricoles, techniques modernes. Et ceci vaut pour toutes les industries nécessaires au renforcement des économies africaines.

Dans ce contexte de révolution numérique d’un continent, la prise en compte d’une responsabilité sociale et durable est notre principal défi. Par exemple, dans le domaine des smart cities, Huawei possède l’expérience et la capacité de construire des infrastructures TIC performantes qui changent la donne et placent les utilisateurs et leur environnement au cœur de l’équation. Nous attachons une grande importance à la formation des talents locaux et, conjointement avec les gouvernements, nous soutenons les universités, les entreprises et les parties prenantes éducatives pour créer un écosystème de talents.

Solutions de calcul haute performance

En 2018, nous avons lancé une série de programmes de développement des talents en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne grâce au Huawei Network Institute qui soutient les universités notamment en Égypte, au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Sénégal. Des milliers d’étudiants se voient ainsi proposer des possibilités d’apprentissage, de formation et des stages dans notre entreprise ou chez nos partenaires. À l’avenir, nous renforcerons encore notre coopération avec les gouvernements, les universités et les entreprises pour mieux connecter les talents africains aux chaînes de valeurs mondiales et faciliter leur déploiement au-delà du continent.

Et cela commence à porter ses fruits : actuellement, Huawei déploie des solutions de calcul haute performance (HPC) au Maroc et dans la bibliothèque égyptienne d’Alexandrie. En Algérie, nous avons construit le plus grand cloud privé industriel du pays. En Côte d’Ivoire et au Cap-Vert, nous sommes des partenaires des gouvernements dans leur vision des villes intelligentes et des solutions de villes durables.

Ainsi, être connecté devient un droit fondamental pour les populations. À ce titre le développement des réseaux leur permettra de bénéficier du dividende digital dans le secteur de l’éducation, de l’accès aux financements ou aux soins. En Afrique particulièrement, l’économie numérique devient un nouveau modèle structurant, en utilisant les nouvelles technologies comme levier pour le progrès social, la modernisation d’un état ou la croissance d’un pays.

Mais les marges de progression énormes: selon une étude de Huawei réalisée sur plus d’une centaine de pays dans le monde, on estime qu’un palier d’investissement supplémentaire de 16 à 20% dans le secteur des nouvelles technologies induit directement un point de croissance supplémentaire pour le pays.

La 5G dès 2021 en Afrique

Au-delà des avantages directs liés au rattrapage technologique, s’ajoute un deuxième effet d’entraînement, ou pour ainsi dire, un rattrapage au carré. En effet, le continent africain bénéficie des nouvelles avancées technologiques de plus en plus vite, et bientôt en temps réel. Grâce aux nouveaux acteurs du numérique, qui proposent aujourd’hui des terminaux et des réseaux bien plus abordables, la vitesse d’adoption des nouvelles technologies est destinée à se réduire substantiellement. Aujourd’hui, les réseaux mobiles africains préparent leur transition à la 3G, cependant que les pays industrialisés inventent déjà la 5G. Dès 2021, les premiers services 5G devraient être lancés sur le continent.

Cela signifie plus d’échanges, des systèmes de transmissions plus complexes et une capacité à imaginer les services qui seront la norme demain. Voici le rôle d’un acteur comme Huawei en Afrique : accompagner les entreprises dans la production, le transport, le financement et l’accès à l’énergie pour améliorer la productivité, les rendements opérationnels tout en maîtrisant les coûts.

L’Afrique accélère et le rythme de l’innovation n’attend plus. Au cours des prochaines années, le continent pourrait devenir l’un des centres émergents de l’innovation numérique mondiale.

 Source : afrique.latribune.fr

othmani, chef du gouvernement Maroc

Maroc : Vers l’intégration des contenus et ressources numériques dans les programmes scolaires

Le comité de pilotage du programme «Généralisation des technologies d’information et de communication dans l’enseignement» (GENIE), s’est réuni en début de semaine à Rabat, sous la présidence du Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani.

La séance de travail a abouti à la nécessité d’intégrer les contenus et les ressources numériques dans d’élaboration et l’actualisation des programmes de la prochaine rentrée scolaire. Dans ce sens, Saâd Eddine El Othmani a mis l’accent sur l’importance d’œuvrer pour que l’ensemble des établissements scolaires soit équipé en matériel informatique à l’horizon 2021. Il a également proposé d’améliorer la gouvernance du programme «GENIE» afin d’assurer un suivi et une évaluation permanents durant toutes les étapes et au niveau de toutes les régions.

Le Chef du gouvernement a notamment mis en exergue l’importance de la convergence des programmes initiés, faisant remarquer que la multiplicité des intervenants dans le secteur des TIC exige de revoir la gouvernance de certains projets de manière à en assurer un suivi plus rigoureux et une évaluation plus pertinente et, partant, leur conférer plus d’efficacité.

Le Chef du gouvernement marocain a souligné que malgré les progrès enregistrés dans le domaine des nouvelles technologies et de la digitalisation, le Royaume a perdu quelques places dans l’indice de développement du E-gouvernement des Nations unies au titre de l’année 2018, d’où l’importance de mener à bien ces chantiers.

M. El Othmani s’est dit convaincu que la promotion du système éducatif et l’amélioration de l’accès au savoir numérique dépendent de l’intégration des technologies de l’information dans les programmes scolaires. « Il est de fait primordial de renforcer les compétences des élèves et des cadres pédagogiques dans le domaine numérique ainsi que de promouvoir la généralisation de l’enseignement de l’informatique à toutes les régions du Royaume », a-t-il précisé.
Lancé en 2006, le programme «GENIE» est axé sur la promotion de l’équipement des salles en matériel informatique au sein des établissements scolaires, la formation des professeurs et le raccordement au réseau électrique des établissements scolaires dans le monde rural.

Source : lemagazinedumanager.com

FESTIC Awards : Merry Bèye Diouf primée pour son rôle dans le développement des TIC

Merry Bèye Diouf a été primée dans la catégorie « innovation » ( qui utilise le numérique pour innover). lors de la cérémonie de la première édition des FESTIC AWARDS. L’animatrice de l’émission Hitech 221 et Chroniqueuse de l’émission Yewuleen a reçu la distinction pour son rôle dans le développement des TIC.

Selon les organisateurs “ce prix annuel FESTIC AWARDS vise à créer une plate-forme pour faire progresser l’intégration des femmes dans les TIC et renforcer leur rôle en tant que décideurs et productrices dans ce secteur”

Le FESTIC veut ainsi inviter les gouvernements et les acteurs du développement qui intègrent les perspectives d’inclusion numérique dans leur travail et qui cherchent à “promouvoir ” les femmes dans un contexte plus large, à plus s’intéresser aux TIC.

Dans un contexte où l’autonomisation économique des femmes par les TIC et leur pleine participation à l’économie numérique constitue un objectif clé de l’Association des Femmes Sénégalaises des TIC (FESTIC), cette dernière a donné la priorité à cette question dans son plan stratégique.

Merry Bèye Diouf a été primée dans la catégorie « innovation » ( qui utilise le numérique pour innover). lors de la cérémonie de la première édition des FESTIC AWARDS. L’animatrice de l’émission Hitech 221 et Chroniqueuse de l’émission Yewuleen a reçu la distinction pour son rôle dans le développement des TIC.

Selon les organisateurs “ce prix annuel FESTIC AWARDS vise à créer une plate-forme pour faire progresser l’intégration des femmes dans les TIC et renforcer leur rôle en tant que décideurs et productrices dans ce secteur”

Le FESTIC veut ainsi inviter les gouvernements et les acteurs du développement qui intègrent les perspectives d’inclusion numérique dans leur travail et qui cherchent à “promouvoir ” les femmes dans un contexte plus large, à plus s’intéresser aux TIC.

L’Objectif du prix FESTIC AWARDS est de promouvoir l’autonomisation des femmes grâce aux TIC et rendre visible la contribution des femmes dans le développement de l’économie numérique.

Dans un contexte où l’autonomisation économique des femmes par les TIC et leur pleine participation à l’économie numérique constitue un objectif clé de l’Association des Femmes Sénégalaises des TIC (FESTIC), cette dernière a donné la priorité à cette question dans son plan stratégique.

“La réalisation de cet objectif dans le contexte sénégalais présente de nombreuses opportunités ainsi que des défis. Bien qu’il existe des exemples de réussites de femmes dans le secteur du numérique, il existe également des femmes qui ont un plein potentiel et un besoin d’attention, de visibilité, de compréhension, d’investissement et d’action accrus afin qu’elles puissent profiter des opportunités de l’économie numérique” rappellent les organisateurs

Source : Social Net Link

Cameroun : vaste mouvement de numérisation dans les universités d’État

C’est un véritable bond numérique qui est en train de s’opérer dans les universités d’État du Cameroun, à travers le projet de construction de neuf centres de développement du numérique. C’est pour évaluer l’évolution de ces chantiers dans les universités de Yaoundé II à Soa et Yaoundé I à Ngoa-Ekelle, que le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, s’y est rendu.

La construction des centres de développement du numérique fait partie du projet « Paul Biya Hight Education Vision », dont la première phase a été matérialisée par la remise d’un don tout récemment de 500 000 ordinateurs offerts par le chef de l’État Paul Biya aux étudiants camerounais publics et privés. Au total, neuf centres vont être construits dont huit pour les universités d’État et un pour l’Université inter-états Cameroun-Congo à Sangmélima. « L’objectif de ce projet est d’arrimer tous les étudiants camerounais au cyber espace planétaire, faisant d’eux des citoyens du monde. C’est ce qui justifie le don d’ordinateurs du chef de l’État aux étudiants », a expliqué le ministre de l’Enseignement supérieur.

Il faut relever que ces structures seront dotées des fonctionnalités basées sur une technologie de pointe. Numérisation et production des cours multimédia, l’enseignement à distance, le portail informatique sera constitué de e-académique, le e-learning, le e-library, etc. Ce sont là, les fonctionnalités que vont offrir ces centres. Toutes les universités d’État seront interconnectées au centre national de supervision du réseau interuniversitaire. « L’enseignant sera à même de faire un cours à partir de son bureau, et ce cours sera suivi par les étudiants se trouvant dans d’autres campus universitaires du pays. Ce sera la mutualisation des ressources », a expliqué Roger Etoundi Atsa, chef de division des systèmes d’informations au ministère de l’Enseignement supérieur.

C’est en principe avant la fin de cette année 2018 que ces centres devraient être livrés, grâce la coopération Sino-camerounaise. Le ministre de l’enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo a également visité la bibliothèque numérique de l’université de Yaoundé II à Soa, financé entièrement par l’Etat du Cameroun à hauteur de 8 milliards de francs. Au bout du compte, cette bibliothèque numérique est la plus grande de la sous-région.

Source : CIO Mag

Ismaila M Fall

L’internet au Sénégal « requiert une régulation minimale » (ministre)

Le ministre sénégalais de la Justice, Pr Ismaïla Madior Fall a déclaré, mardi à Dakar, que l’adoption du nouveau Code des communications électroniques de son pays n’a pas pour objectif de « censurer » internet, mais d’apporter « une régulation minimale » dans l’usage de cette technologie à travers ses différents supports.

« Aujourd’hui, tout le monde est conscient qu’on ne peut pas censurer (internet). Il requiert toutefois une régulation minimale », a dit le Garde des Sceaux.

Adopté le 28 novembre dernier à l’Assemblée nationale, le Code des communications électroniques a créé la controverse dans le dernier paragraphe de son article 27 où il dispose que « l’Autorité de régulation peut autoriser ou imposer toute mesure de gestion du trafic qu’elle juge utile pour, notamment, préserver la concurrence dans le secteur des communications électroniques et veiller au traitement équitable de services similaires ».

En revanche, le ministre de la Justice, s’exprimant mardi matin aux « Mardis du numérique », un rendez-vous organisé par l’African Performance Institute (API) et qui a porté cette fois sur « la société sénégalaise face au défi des innovations dans les technologies de l’information », a précisé qu’il s’agissait plutôt d’un « contrôle » et non d’une « censure ».

Par ailleurs, le professeur Fall a noté que « le numérique est aujourd’hui une opportunité pour moderniser les sociétés », vu qu’il « renforce de façon qualitative les démocraties ».

« On insulte (dans internet), parce que c’est nouveau. Mais quand la culture numérique sera tellement développée, on n’aura plus le temps d’insulter », a dit Ismaïla Madior Fall.

La sociologue Fatou Sow Sarr a, pour sa part, préconisé « une éducation » sur internet dans le but d’amener les gens à « une autocensure collective face aux dérives ». Et cela passe, selon elle, à « faire en sorte que nos jeunes aient le sens de la mesure et de la responsabilité » dans leur utilisation de l’internet.

De son côté le Pr Alex Corenthin, optimiste face à ces « gros défis » du numérique qui se posent sur le chemin du Sénégal, soutient que « notre société est assez forte pour avoir des solutions à ces défis ».

Mais pour cela, les médias ne doivent pas être en reste aussi, a souligné Mamadou Ndiaye du Groupe Emedia Invest. Parce que pour lui, « la réponse des médias africains est timide face à ce qui s’orchestre » alors que « la réponse se trouve dans le développement de contenu » par ces dits médias.

« Les réseaux sociaux ne développent pas de contenu », a indiqué M. Ndiaye, appelant surtout à penser et à concrétiser la réflexion sur « les instances de validation des informations destinées au public » africain, étant donné que « le numérique s’impose au monde contemporain ».

APA

Un officiel sénégalais pour des études pertinentes afin de booster le numérique

Les défis qui permettront au Sénégal de booster son écosystème numérique nécessitent au préalable beaucoup d’études sur la « prospective » en vue d’aider surtout les décideurs publics, s’est dit convaincu, mardi, à Dakar le directeur de cabinet du ministère sénégalais de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Économie numérique.

« Il nécessite des études pertinentes (sur l’économie numérique). C’est dans ce sens que la prospective va se faire car, elle nécessite de l’information et beaucoup de recherches », a déclaré Souleymane Diallo.

Il répondait à une interpellation du professeur en droit numérique, Abdallah Cissé, au cours d’un débat, sur le manque de prospective dans ce secteur au Sénégal.

C’était lors de la 9e édition du cycle de conférences des Mardis du Numérique, organisée par le GIE sénégalais GAINDE 2000, et qui a réuni ce mardi matin plusieurs experts du secteur numérique du pays autour du thème : « La maturité de l’écosystème numérique : les leviers de l’accélération ».

Ainsi, explique M. Diallo, « il n’y a suffisamment pas de productions scientifiques pour aider les décideurs à décider. Si nous avions des productions scientifiques éprouvées, ça faciliterait les choses», a-t-il souligné.

Partisan d’un « débat détaché » soutenu par les « universitaires », le directeur de cabinet du ministère de la Communication a aussi plaidé pour « un cadre juridique pour donner les règles du jeu » dans le domaine du numérique.

Au cours des échanges, l’administrateur général de GAINDE 2000, Ibrahima Nour Eddine Diagne, a pour sa part appuyé sur la « volonté politique » qui a permis à des Etats comme « la Corée du Sud » de profiter pleinement de l’économie numérique.

« On ne parle pas seulement du secteur, on veut un État numérique », a-t-il lancé.

Quant au président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication au Sénégal (Optic), Antoine Ngom, le problème du secteur numérique sénégalais se résume à « une problématique d’exécution » de ce qui a été décidé dans les textes. Ainsi pour lui, son pays mettra un pas en avant dans le monde du numérique « le jour que l’on mettra en œuvre ce qu’on a décidé ».

Et dans cette perspective, suggère Rokhaya Solange Ndir de la Sonatel, « il y a une manière de penser qu’il faut réussir à inculquer aux adultes et à la jeunesse » par le biais d’une « éducation numérique ».

APA

AITEX 2018 : regards croisés sur les chantiers numériques du Rwanda, du Maroc et du Bénin

Invités d’honneur de la 3ème édition de l’Aitex, le Rwanda et le Bénin ont passé en revue leurs ambitieux programmes de développement numérique aux côtés du Maroc, pays hôte. La rencontre de deux jours – dont l’ouverture a été présidée hier par Moulay Hafid Elalamy, ministre marocain de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique – a proposé un cadre de réflexion, d’échange pour relever les défis auxquels l’Afrique est confrontée notamment dans les domaines de la nutrition, de l’éducation et de la santé.
Pour la 3eme fois, le Maroc a accueilli l’Africa IT Expo (AITEX) qui s’est tenu ces 4 au 5 Octobre à Rabat. Près de 1000 participants, 50 experts venus de 20 pays et 100 Start’up lancées par des jeunes du Continent ont pris part à cette édition 2018 où le Rwanda et le Bénin ont été à l’honneur. Deux pays, qui, tout comme le Maroc ont élaboré d’ambitieux programmes numériques transversaux.

Trois pays, trois approches convergentes

En effet, au Benin où le taux de pénétration de l’internet est de 19%, quatre personnes sur cinq n’ont pas accès à la connexion. Mais le pays veut changer la donne à travers l’émergence d’entreprises numériques, l’élaboration d’un cadre juridique propice à leur création, à leur développement et également par le déploiement de partenariats publics-privés. Le pays Ouest-africain représenté à l’Aitex 2018 par le directeur de l’Agence Numérique, Serge Laurent Adjovi, a instauré «l’Agence de développement du Numérique ADN-Benin» pour accélérer la cadence. Cette agence contrôle tout ce qui concerne la mise en place par l’administration des e-services vers les citoyens et les entreprises. Aux côtés du Bénin, le Rwanda est l’autre pays à l’honneur. Dans son exposé, Alex Ntale, Président de la fédération ICT du «Private sector federation» (P

SF) du Rwanda, a souligné combien son pays compte sur le digital et une nouvelle génération de connectés pour se développer. Le Rwanda se veut une référence en Afrique, à travers sa «Vision 2020». L’investissement dans les TIC y est considéré comme essentiel pour propulser le pays à un haut niveau de productivité et d’efficacité, faisant du développement numérique l’épicentre du Rwanda d’aujourd’hui. Sur cette lancée, le Maroc pays hôte n’a pas non plus caché sa volonté de se positionner comme un hub digital et un leader dans le domaine numérique grâce à des partenariats initiés et des projets en cours de développement. «Dans le cadre de ses actions, l’Apebi soutient et promeut une approche à la fois technologique, académique et citoyenne en mettant en œuvre son plan d’action en termes de communication et de promotion des nouvelles technologies représentées par son secteur», a rappelé Saloua Karkri-Belkeziz, présidente de l’Apebi. Une vue d’ensemble des politiques en termes de développement numérique abordées par les panélistes sous le thème «Fédérations & agences nationales IT regards croisés : Etats des lieux & Initiatives», juste après la cérémonie d’ouverture de la rencontre.

Focus sur les chantiers prioritaires

L’ouverture a été marquée par la présence de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique, parrain de la manifestation organisée par la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI). Après sa rencontre avec le robot humanoïde Pepper qui maîtrise 99 langues, le ministre Marocain s’est prononcé sur la question de l’intelligence artificielle et ses implications tant redoutées. Il est également revenu sur les innovations et progrès en cours dans les domaines de l’e-gouvernance au Maroc. «Lorsque l’on parle de robotique, d’intelligence artificielle, il ne faut pas oublier que le citoyen a aujourd’hui un besoin d’interagir avec l’administration…», a-t-il précisé. Il a par la suite rappelé l’atout que constitue la jeunesse africaine dans cette marche vers le numérique.

«Nous avons une jeunesse d’exception avec des capacités intellectuelles incroyables. Mais il faut être en mesure de libérer ces énergies. Travaillons ensemble pour faire partie de ce concert de demain. Offrons à notre jeunesse des capacités d’être des acteurs et non des consommateurs», a déclaré Moulay Hafid Elalamy.