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othmani, chef du gouvernement Maroc

Maroc : Vers l’intégration des contenus et ressources numériques dans les programmes scolaires

Le comité de pilotage du programme «Généralisation des technologies d’information et de communication dans l’enseignement» (GENIE), s’est réuni en début de semaine à Rabat, sous la présidence du Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani.

La séance de travail a abouti à la nécessité d’intégrer les contenus et les ressources numériques dans d’élaboration et l’actualisation des programmes de la prochaine rentrée scolaire. Dans ce sens, Saâd Eddine El Othmani a mis l’accent sur l’importance d’œuvrer pour que l’ensemble des établissements scolaires soit équipé en matériel informatique à l’horizon 2021. Il a également proposé d’améliorer la gouvernance du programme «GENIE» afin d’assurer un suivi et une évaluation permanents durant toutes les étapes et au niveau de toutes les régions.

Le Chef du gouvernement a notamment mis en exergue l’importance de la convergence des programmes initiés, faisant remarquer que la multiplicité des intervenants dans le secteur des TIC exige de revoir la gouvernance de certains projets de manière à en assurer un suivi plus rigoureux et une évaluation plus pertinente et, partant, leur conférer plus d’efficacité.

Le Chef du gouvernement marocain a souligné que malgré les progrès enregistrés dans le domaine des nouvelles technologies et de la digitalisation, le Royaume a perdu quelques places dans l’indice de développement du E-gouvernement des Nations unies au titre de l’année 2018, d’où l’importance de mener à bien ces chantiers.

M. El Othmani s’est dit convaincu que la promotion du système éducatif et l’amélioration de l’accès au savoir numérique dépendent de l’intégration des technologies de l’information dans les programmes scolaires. « Il est de fait primordial de renforcer les compétences des élèves et des cadres pédagogiques dans le domaine numérique ainsi que de promouvoir la généralisation de l’enseignement de l’informatique à toutes les régions du Royaume », a-t-il précisé.
Lancé en 2006, le programme «GENIE» est axé sur la promotion de l’équipement des salles en matériel informatique au sein des établissements scolaires, la formation des professeurs et le raccordement au réseau électrique des établissements scolaires dans le monde rural.

Source : lemagazinedumanager.com

Le ministère de l’éducation fait bénéficier un million de jeunes d’une formation en codage informatique

1. 018.840. C’est le nombre d’étudiants marocains ayant bénéficié d’une semaine d’initiation au codage informatique de base dans le cadre de la 4e édition de l’initiative Africa Code Week 2018. Tenue du 10 au 24 octobre dernier, l’initiative ambitionne d’atteindre les 5 millions de jeunes formés à l’horizon 2015.

A l’initiative cet événement en partenariat avec SAP Maroc, le ministère de l’éducation nationale a organisé quelque 36 mille ateliers à travers le Maroc. Au total, ce sont 353 sessions de formation à l’outil de développement « Scratch » qui ont été prodiguées en faveur de plus d’un million de jeunes bénéficiaires. Y ont participé 5.208 enseignants publics et privés représentant l’ensemble des académies régionales.

Africa Code Week vise à mettre entre les mains des générations futures les outils et compétences informatiques dont elles ont besoin pour réussir au 21ème siècle et contribuer activement à l’essor économique de l’Afrique.

Association sona

Un informaticien sénégalais pour « un échange intense » entre les startups africaines

Youssouf Ba, consultant franco-sénégalais en informatique, préconise « un échange plus intense » entre les différentes startups africaines dans le but de booster aussi bien leur développement que l’écosystème numérique du continent.

« Si j’ai un conseil à donner, c’est d’échanger avec d’autres startups qui sont dans d’autres pays, car il y a des choses incroyables qui sont faites dans différents pays africains mais il y a un manque de communication pour savoir ce qui se fait ailleurs », a dit Youssouf Ba, interrogé par tech221 en marge du forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, tenu dans la ville marocaine de Marrakech du 12 au 13 décembre dernier.

L’informaticien franco-sénégalais souligne en effet que sa proposition « permettra de gagner du temps et parfois de l’argent ».

« Parfois il y a un collègue rwandais qui a développé quelque chose que le collègue du Nigéria peut compléter et améliorer. Je prônerais une coopération, un échange plus intense entre les différentes startups », a poursuivi M. Bâ, par ailleurs président de l’association humanitaire Sona.

Pour lui, en effet, « les startups ne sont pas homogènes », ne connaissant pas « les mêmes problématiques selon les pays », étant donné également que certaines parmi elles « sont financées par de grands groupes » tandis que d’autres « sont complétement autonomes ».

Par ailleurs, Youssouf Ba a mis en garde les startups du continent, pour garder leur « autonomie », contre les investissements des grands groupes. Même si ces investissements sont « bénéfiques » parfois, selon lui, « ça peut être aussi une cause de retard en termes de développement ».

« Pour avoir notre confiance en nous, il faut absolument développer nos propres outils, trouver nos propres financements. Cette confiance elle s’obtient aussi par le financement de nos propres gouvernements », a-t-il indiqué, précisant en même temps un avenir prometteur à l’intelligence artificielle en Afrique après ce qu’il a vu au Maroc.

« Il y a un avenir qui semble intéressent et il y a beaucoup de possibilités », a salué Youssouf Ba.

Toutefois, cela « dépendra des personnes et du niveau d’investissement de ces personnes sur des projets et à quel point les gouvernements et la société civile ont envie de ce changement. Parce que si on n’a pas toutes les parties réunies et qui sont impliquées dans ce développement, on n’y arrivera pas », a prévenu le consultant informaticien.

Africa Tech Intelligence artificielle : Clé de changements profonds en Afrique, l’IA crée autant d’opportunités que de défis

A Paris, fin novembre, les dirigeants d’entreprises de services numériques, directeurs de systèmes d’information, organisations patronales africaines, personnalités politiques et représentants de la société civile ont eu l’occasion de revenir longuement sur l’Intelligence artificielle et les opportunités qu’elle représente pour le continent africain. L’intelligence artificielle soulève également de nombreux défis à relever pour l’Afrique.

L’Intelligence artificielle (IA) en Afrique a été au cœur des débats lors des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), les 22 et 23 novembre derniers à Paris. Selon un document transmis à la presse qui revient sur les grands aspects des échanges, l’IA «devrait être réellement implantée [en Afrique] d’ici 3-4 ans».

Les participants à l’ATDA ont expliqué que cette nouvelle technologie ne nécessite pas le déploiement d’infrastructures particulières, un facteur qui aurait pu empêcher son éclosion sur un continent qui est en manque de moyen financier. «Longtemps handicapées par les lourds investissements nécessaires au déploiement des serveurs indispensables au traitement de gros volumes de données, les entreprises africaines ont désormais un accès simplifié grâce au cloud [stockage de données en ligne]. Désormais, les jeunes développeurs peuvent, partout sur le continent, innover sur des applications simples et apporter des solutions nouvelles», explique le communiqué.

L’IA dit-on, permet de répondre à un réel besoin en Afrique, à savoir d’avoir un «reach» massif, alors que le continent connaît une croissance démographique extrêmement rapide, et cela sans s’appuyer sur des structures installées, qu’elles soient humaines ou infrastructurelles. A ce propos, le ministre marocain de la Réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohammed Benabdelkader, a estimé que l’IA peut être une opportunité pour la réalisation des Objectifs du développement durable en Afrique, mais que cela suppose une prise de conscience dans la préparation en parallèle des aspects réglementaires et éthiques «qui pourront facilement, dans le cas contraire, constituer un frein à l’émergence de cette nouvelle niche économique». Il a ajouté que l’implantation de l’IA pourrait impliquer des progrès en matière démocratie, de gouvernance et faciliter la vie aux populations.

Ainsi, les participants à l’ATDA ont recommandé que l’IA, soit utilisée au bénéfice du plus grand nombre. «L’IA est une technologie puissante, et comme toute technologie puissante elle doit être utilisée au bénéfice du plus grand nombre», a exhorté Emmanuel Lempert, directeur des affaires publiques du groupe SAP, ajoutant qu’«elle va très certainement s’accompagner d’une croissance de la production de richesses par habitant mais la question pour les décideurs est comment distribuer ces nouvelles richesses. C’est une question politique, c’est aussi une question sociale…».

De grandes opportunités pour l’Afrique

L’implantation de l’IA ouvre beaucoup d’opportunités pour les populations du continent africain. Celle-ci permettra selon les participants de l’ATDA, l’émergence de tissu entrepreneurial dynamique et plutôt jeune. Aussi, grâce à cette avancée, l’on compte beaucoup plus de jeunes startuppers, d’autant plus que ni le niveau d’études, ni l’âge ne seront plus des facteurs de blocage. «Enfin, le coût d’investissement à l’entrée est relativement bas, ce qui permet d’entrer sur le marché sans forcément lever de financements importants», ajoute-t-on.

L’implantation totale de l’IA aura également des conséquences positives dans divers autres secteurs, ceux dans lesquels les solutions venues d’ailleurs ne sont pas adaptables d’un continent à un autre. «Dans le secteur de l’agriculture, par exemple, l’aridité des sols est un exemple de défi spécifiquement africain : la start-up E-farm propose ainsi des capteurs permettant de mesurer l’aridité des sols, et devrait à terme permettre de créer une base de données indiquant le niveau d’aridité du sol pour l’ensemble du continent», note la déclaration.

La même source évoque également l’éducation et la formation, indiquant que l’IA rendra possible un suivi robotisé et personnalisé des élèves, ce qui permettra d’optimiser les potentialités dans des pays où le manque de financements publics crée des classes surpeuplées, atteignant parfois jusqu’à 80 élèves pour un professeur. «Enfin, l’IA devrait donner à l’Afrique les moyens d’exploiter ses propres données, alors que celles-ci sont déjà convoitées par les plus grandes multinationales. L’extrême rareté des « data analysts » en Afrique faisant de sa data une réserve largement inutilisée ; le « machine learning » et ses modèles prédictifs permettront de traiter celle-ci de façon automatisée, en limitant le recours aux ressources humaines», a-t-on ajouté dans la déclaration transmise à la presse.

Des défis liés à l’implantation

L’implantation de l’IA s’il s’agit de grande réalisation positive pour le développement du continent, elle demande cependant de la part des autorités du continent de relever un certain nombre de défis inhérents. «Si l’IA ne nécessite pas la mise en place d’infrastructures particulières depuis le passage au cloud, l’accélération de la couverture internet sur le continent reste un enjeu de taille, quand seulement 20% de la population africaine bénéficie d’un accès à internet. Plus spécifiquement, l’accès au haut-débit reste marginal alors qu’il est bien souvent nécessaire sur les applications et services ayant recours à l’IA. Se pose aussi l’enjeu du tarif de la connexion, qui doit devenir plus accessible dans un contexte de revenus médians faibles», averti-t-on dans la déclaration. En dehors du problème de l’accès à Internet, nait un défi : celui de la sécurité des données mises en ligne. «La cyber-sécurité est le premier défi du développement digital, quel que soit le continent : aucun terminal, aucune interface, du smartphone au desktop, ne nous mettent à l’abri d’attaques», a déclaré Pascal Naudin, directeur B2B de Kaspersky Lab en Afrique du Nord, cité dans le document.

En dehors de ces défis très importants, un autre défi est celui de la fuite des cerveaux. Les participants de l’ATDA ont expliqué que la recherche universitaire malgré le dévouement des jeunes chercheurs, a du mal à suivre. Ainsi, certains ne peuvent compter que sur des géants internationaux ou universités étrangères, ce qui crée une fuite des cerveaux et des idées, voire parfois même un manque à gagner pour les acteurs locaux qui s’engagent à former les jeunes. «La fuite des cerveaux, c’est un désavantage pour nos économies et pour nos sociétés, mais c’est également un réel manque à gagner en termes de formation. Dans le cadre de mon studio de jeux vidéos, je forme des jeunes africains à la programmation, ce qui revient environ à 15 000 euros par formation. Lorsque ces jeunes partent dans les studios français, canadiens, étasuniens, c’est une fierté pour mon studio, mais c’est aussi une perte sèche», a expliqué Mohamed Zoghlami, directeur de Saphir Prod, studio de jeux vidéos tunisien.

Rappelons que les participants à l’ATDA sont notamment issus du monde du numérique, à l’instar de dirigeants d’entreprises de services numériques et de directeurs de systèmes d’information.

Securite

Sécurité informatique: Un métier prometteur, mais encore méconnu au Maroc

37% des femmes et 23% des hommes n’en ont jamais entendu parler
Evolution de carrière, forte employabilité et salaire attractif, sont les atouts qui ressortent
Un métier masculin selon les perceptions des sondés

Le coût des cyberattaques augmente constamment chaque année. Sur les 12 derniers mois, il a enregistré une hausse moyenne de 30%. Cela est encore plus coûteux pour les grandes entreprises. A elles seules, elles ont perdu 1,23 million de dollars suite au piratage des données, soit 24% de plus en un an. Pour les PME, il a atteint les 120.000 dollars en 2018 (+37%).

Au Maroc, la donne est pareille. «Les comportements des professionnels marocains sont de nature à exacerber le risque et la prévalence des virus et autres malwares menaçant les entreprises», relève Pascal Naudin, directeur des ventes BtoB de Kaspersky en Afrique du Nord.

En effet, selon une enquête réalisée en 2017 par le groupe, plus de 2 salariés marocains sur 10 affirment que leur entité a déjà été affectée par les menaces informatiques. Elles ont été attaquées par des virus (63%), des logiciels malveillants (21,4%), et la perte de données (16,9%).

«Il est donc important de sensibiliser davantage au rôle majeur de la sécurité informatique. Cela passe, notamment, par des cursus de formation reconnus qui comblent le manque de ressources qualifiées sur le marché», souligne Pascal Naudin.

Selon l’étude réalisée en octobre dernier par Kaspersky Lab et le cabinet Averty, 95% des répondants déclarent que la sécurité informatique est importante pour une entreprise. 7 femmes sur 10 considèrent que ce métier est intéressant au Maroc, contre 80% chez les hommes.

Cela découle de la forte attractivité des métiers de l’IT ces dernières années. En effet, l’informatique, les télécoms et le web sont classés comme étant les filières d’études les plus intéressantes par 43% des sondés. Elles sont suivies du marketing et de la communication (36%), et du commerce (31%).

En revanche, la cybersécurité arrive seulement en 10e position, avec un écart de sept points entre les hommes (25%) et les femmes (18%). «Nous pouvons expliquer cela par la méconnaissance du métier auprès des Marocains», explique le management d’Averty. Plus du tiers des femmes sondées disent n’en avoir jamais entendu parler, contre près du quart chez les hommes. 40% de ceux qui affirment avoir déjà entendu parler du métier de cybersécurité ont un proche qui l’exerce et qui les inspire par la même occasion. Dans 85% des cas, il s’agit d’un homme.

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Plus de 85% des personnes sondées sont certaines que la sécurité informatique est un métier d’avenir dans le pays. Seules 3% d’entre elles ne semblent pas du tout confiantes

Près de la moitié des répondants affirment que l’élan d’intérêt porté pour le métier repose essentiellement sur l’évolution de carrière qu’il offre, suivie de la demande des ressources sur le marché (40%), et la rémunération (35%). Ce dernier facteur est plus cité par les hommes (39%) que les femmes (29%). Elles sont, pour la plupart, habituées à percevoir un salaire inférieur de 25% de celui de leurs homologues masculins.

D’un autre point de vue, les personnes qui portent peu d’intérêt au métier attribuent cela à une faible employabilité (40%), au manque de compétences requises (36%), à l’absence de formation qualifiante adéquate (30%), et pour finir à la rémunération insatisfaisante (19%).

L’enquête révèle d’autres enseignements sur les avis des Marocains quant au choix de leurs études. Plus du tiers choisissent leur filière en suivant leur passion, 31% se réfèrent à des recherches personnelles, 19% préfèrent être conseillés par leurs proches, ou par leurs professeurs (14%). Pour ce qui est du cursus, là encore, c’est la passion qui l’emporte (33%). Viennent après les opportunités d’emploi (25%) et l’image dont bénéficie le métier au sein de la société (18%). En quatrième position, on retrouve la rémunération (13%).

Par ailleurs, 3 répondants sur 10 déclarent ne pas exercer dans le domaine de leur formation. Pour cause, le manque d’opportunités dans leur domaine (51%), la découverte d’un métier plus intéressant (29%),  et un salaire plus attractif (20%).

Un forum sur l’intelligence artificielle en Afrique s’ouvre en décembre au Maroc

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) annonce, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’organisation d’un forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, du 12 au 13 décembre 2018 au Maroc, avec comme principal objectif : « discuter des problématiques et enjeux » de l’IA dans le continent.

« Ce Forum de haut-niveau permettra enfin de traiter ces enjeux en veillant à promouvoir et à maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle en tant que levier de développement », écrit l’Unesco, notant « qu’environ 150 participants » sont attendus dans cette manifestation organisée conjointement avec l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P).

Le format du Forum sera constitué de sessions plénières et d’ateliers thématiques sur deux jours. Des événements parallèles seront organisés sous forme de tables rondes. Un espace d’exposition, dans lequel l’Unesco tiendra le stand principal, sera également dédié aux exposants souhaitant présenter leurs travaux sur l’intelligence artificielle, a expliqué l’institution onusienne dans sa méthodologie.

L’Unesco attend de ce forum des résultats axés sur quatre points, à savoir la promotion de l’intelligence artificielle en Afrique en tant que levier de développement, l’encouragement de la coopération régionale africaine et la promotion d’un cadre éthique pour l’intelligence artificielle sur le continent africain, l’influence des stratégies nationales susceptibles de maximiser le potentiel de l’IA en Afrique, et enfin la mise en place d’un Forum africain des associations d’intelligence artificielle en Afrique.

Ainsi, ce forum de « l’UNESCO pourrait enrichir la réflexion globale sur l’IA en la déclinant à l’échelle africaine, à travers (…) la régionalisation du débat d’idées (qui) permettrait de soulever les enjeux de l’IA en prenant en compte les défis, opportunités et enjeux propres aux contextes locaux », a souligné l’institution onusienne basée à Paris, en France.

« Aujourd’hui la problématique de l’IA en Afrique est très peu traitée, quand elle n’est pas bridée dans un rapport Nord-Sud. Un débat à l’échelle continentale sur l’essor de l’IA en Afrique, contribuera à son émergence », a indiqué l’Unesco.

Samba

Maroc/Internet : comment le point d’échange IXP triplera la vitesse d’accès

Le 20 septembre a eu lieu à Casablanca, le Forum national de l’interconnexion au Maroc pour officialiser le lancement d’un point d’échange internet IXP à l’initiative de MTDS et N+ONE Datacenters. Ce RDV technologique marque l’officialisation de partenariat technologique de ces deux acteurs du marché du digital pour doter le Maroc d’un point d’échange internet. Le IXP permet d’échanger le trafic local des trois opérateurs télécoms (Maroc Telecom, Inwi et Orange) sans passer par le transit international tout en triplant la vitesse d’accès aux sites hébergés au Maroc du fait que la requête passera par le chemin le plus court.

Un IXP est un levier, par excellence, d’optimisation et de sécurisation du trafic internet surtout qu’aujourd’hui, au Maroc, le taux de pénétration internet a dépassé le seuil de 50% depuis 2016 et le nombre d’abonnés dépasse la barre de 17 millions.

Ainsi, grâce à une telle plateforme d’échanges, le trafic internet marocain ne sera plus susceptible d’être intercepté à l’étranger du fait de la réduction du nombre des sauts entre divers points d’accès entre le Maroc et l’Europe. Plus intéressant encore, le contenu local restera au Maroc grâce à l’interconnexion garantie par l’IXP.

Amine Mernissi

source : CIO Mag