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Une intelligence artificielle a caché des données à son créateur

Une intelligence artificielle développée par les chercheurs de Google et Stanford a dissimulé des données à ses créateurs afin d’atteindre plus rapidement son objectif : convertir des images aériennes en cartes Google Maps.

Afin d’accélerer le processus de transformation d’images satellites en cartes pour le service Google Maps, des chercheurs de Stanford et Google ont tenté d’utiliser le Machine Learning et l’intelligence artificielle avec le réseau de neurones CycleGAN.

Ce réseau de neurones est censé apprendre à transformer les images de type X en images de type Y, et vice-versa, en effectuant de multiples expériences. Lors des premiers essais, les résultats se sont révélés très convaincants. Peut-être même un peu trop…

En analysant les images générées par l’IA, et en tentant de reconstituer les photographies en vue aérienne à partir des cartes, les chercheurs se sont aperçus que de nombreux détails avaient été supprimés en cours de route. En réalité, ces détails de la photo aérienne manquants étaient secrètement encodés dans les données visuelles de la carte sous la forme de milliers d’infimes changements de couleurs.

L’intelligence artificielle a triché parce qu’on ne lui a pas interdit

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Ces modifications étaient imperceptibles pour l’œil humain, mais très faciles à détecter pour l’ordinateur. De cette manière, l’IA était capable d’encoder les informations de n’importe quelle carte aérienne sur n’importe quelle street map. Il s’agit d’une technique appelée ” stéganographie “, notamment utilisée pour ajouter des métadonnées sur une photo.

Cependant, c’est bien la première fois qu’une IA a recours à cette méthode de son propre chef. En réalité, l’objectif de l’IA était tout bonnement de tricher pour effectuer la tâche qui lui était confiée. Parce qu’elle n’était pas suffisamment ” intelligente ” pour convertir les images aériennes en cartes, elle a tout simplement contourné sa mission en ayant recours à cet étonnant subterfuge.

Toutefois, une évaluation plus complète des résultats aurait permis d’empêcher cette tentative de tricherie. En effet, comme tous les ordinateurs, cette IA s’est contentée de faire ce qui lui était demandé en employant la méthode la plus simple et la plus rapide. Le fait qu’elle ait triché pour y parvenir met en lumière une potentielle faiblesse de ce type de réseaux de neurones.

Source : lebigdata.fr

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Quelle est la meilleure intelligence artificielle du marché ?

Google s’impose numéro un du classement grâce à Assistant !

Les intelligences artificielles sont présentes dans le milieu de la tech et ces technologies ne sont qu’à leur balbutiements. Beaucoup de firmes proposent leur IA présente sur nos téléphones, enceintes connectées. Seulement voilà : tous les assistants vocaux ne se valent pas et Loup Ventures a décidé de trouver quel était le meilleur parmi ceux proposés par Google, Apple, Amazon… Pour ce faire, 800 questions ont été posées aux IA pour découvrir si ces dernières ont été saisies ou si la réponse offerte était correcte – ou non. Mais alors qui s’empare de la première place ?

Siri s’en sort mieux que prévu

Grande surprise de ce grand test réalisé par Loup Ventures : Siri s’empare de la seconde place avec 99,6% de questions comprises pour 74,6% de réponses bonnes. Un joli score lorsque l’on sait que l’assistant vocal avait pris énormément de retard au fil des années. Mais le grand vainqueur reste l’Assistant de Google avec un score de 100% pour les questions comprises et 97,6% de bonnes réponses.

Du côté d’Amazon, numéro un des enceintes connectées; affiche 99% de questions comprises pour 72,5% de bonnes réponses avec son assistant vocal Alexa.

Cortana, proposé par Microsoft, s’en sort bon dernier du classement. L’assistant vocal comprend 99,4% des questions, ce qui est un beau score, mais répond bien dans seulement 63,4% des cas. Autant dire que l’intelligence artificielle a du retard à rattraper !

Il est à noter, comme expliqué précédemment, que Siri enregistre l’une des meilleures progressions sur le terrain de l’IA : le travail d’Apple semble avoir payé !

Source : begeek.fr

Association sona

Un informaticien sénégalais pour « un échange intense » entre les startups africaines

Youssouf Ba, consultant franco-sénégalais en informatique, préconise « un échange plus intense » entre les différentes startups africaines dans le but de booster aussi bien leur développement que l’écosystème numérique du continent.

« Si j’ai un conseil à donner, c’est d’échanger avec d’autres startups qui sont dans d’autres pays, car il y a des choses incroyables qui sont faites dans différents pays africains mais il y a un manque de communication pour savoir ce qui se fait ailleurs », a dit Youssouf Ba, interrogé par tech221 en marge du forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, tenu dans la ville marocaine de Marrakech du 12 au 13 décembre dernier.

L’informaticien franco-sénégalais souligne en effet que sa proposition « permettra de gagner du temps et parfois de l’argent ».

« Parfois il y a un collègue rwandais qui a développé quelque chose que le collègue du Nigéria peut compléter et améliorer. Je prônerais une coopération, un échange plus intense entre les différentes startups », a poursuivi M. Bâ, par ailleurs président de l’association humanitaire Sona.

Pour lui, en effet, « les startups ne sont pas homogènes », ne connaissant pas « les mêmes problématiques selon les pays », étant donné également que certaines parmi elles « sont financées par de grands groupes » tandis que d’autres « sont complétement autonomes ».

Par ailleurs, Youssouf Ba a mis en garde les startups du continent, pour garder leur « autonomie », contre les investissements des grands groupes. Même si ces investissements sont « bénéfiques » parfois, selon lui, « ça peut être aussi une cause de retard en termes de développement ».

« Pour avoir notre confiance en nous, il faut absolument développer nos propres outils, trouver nos propres financements. Cette confiance elle s’obtient aussi par le financement de nos propres gouvernements », a-t-il indiqué, précisant en même temps un avenir prometteur à l’intelligence artificielle en Afrique après ce qu’il a vu au Maroc.

« Il y a un avenir qui semble intéressent et il y a beaucoup de possibilités », a salué Youssouf Ba.

Toutefois, cela « dépendra des personnes et du niveau d’investissement de ces personnes sur des projets et à quel point les gouvernements et la société civile ont envie de ce changement. Parce que si on n’a pas toutes les parties réunies et qui sont impliquées dans ce développement, on n’y arrivera pas », a prévenu le consultant informaticien.

L’IA, entre fantasme millénariste et réalités au quotidien

Si seulement IA se référait à Informatique Avancée plutôt qu’à Intelligence Artificielle1, nous pourrions oublier tous ces débats sans fin sur le chômage massif issu d’une automatisation à outrance ou la domination inéluctable des robots sur les humains, pour nous concentrer sur la réalité et l’impact sur le marché actions.

L’IA a déjà fait l’objet d’une bulle au début des années 80 tant (déjà) les espoirs qu’elle suscitait étaient largement exagérés. Elle est revenue sur le devant de la scène en 2012 grâce au Deep Learning2, une approche d’apprentissage statistique itérative qui se nourrit d’une masse de données catégorisées. Une approche étonnamment pertinente dès qu’il s’agit d’analyser des photos, des vidéos, du texte ou un flux audio.

La difficulté est de faire le tri entre la réalité et le discours (voire le bruit) ambiant : par un étrange glissement sémantique, le Big Data3, le Machine Learning4 et le Deep Learning ont été allégrement englobés et rebaptisés IA.

On peut rêver de voitures autonomes, de robots chirurgiens, d’outils de traduction instantanée et de drones livrant nos courses, tant d’applications à l’impact économique et sociétal considérable. Cela dit, nous pensons que les freins sociétaux, réglementaires, sécuritaires et politiques sont tels que ce monde nouveau n’est pas pour tout de suite.  Comme de coutume, tout est une question de timing.

A l’opposé, l’adoption de cette technologie est déjà bien avancée dans notre vie quotidienne sans que nous en ayons conscience : moteur de recherche Google, filtrage de contenus politiquement incorrects sur Facebook, enceintes connectées Alexa d’Amazon, Einstein de Salesforce5… Il s’agit d’avancées incrémentales6 qui ne changent pas le statu quo en termes de parts de marché. La raison est que dans le monde du numérique réel7, la barrière à l’entrée ultime est la donnée. Son propriétaire possède un avantage compétitif énorme qu’il n’est pas près de partager. En résumé8, un Investisseur Avisé, pressé de trouver des idées pour « jouer » l’IA, devra se garder de conclusions trop hâtives.

Par Benoît flamant, directeur des investissements de Finaltis.

Intelligence artificielle

Trois chercheurs de Nvidia ont conçus grâce à l’intelligence artificielle des visages humains

On pourrait s’y tromper, tant les visages proposés par Nvidia semblent réels : mais ils sont en réalité artificiels, ayant été conçus par une intelligence artificielle développée par trois chercheurs. Celle-ci a donc la capacité de produire des photos très réalistes…

Trois chercheurs de Nvidia ont posté une vidéo pour le moins étonnante le 12 décembre dernier. On y voit des photos très réalistes, alors que les visages sont totalement artificiels. Les images ont ainsi été générées par des réseaux neuronaux entraînés par les trois scientifiques de Nvidia.

Une nouvelle intelligence artificielle développée par Nvidia aux capacités bluffantes

Grâce au dispositif « Style-based GAN », les chercheurs peuvent proposer une multitude de visages hyper réalistes, et même aller plus loin en contrôlant les variations de ces derniers grâce à différents réglages. C’est plus spécifiquement grâce à un système de machine learning particulier, le « generative adversarial network » (GAN), qu’ils sont parvenus à ce résultat.

Deux réseaux neuronaux sont en concurrence : en premier lieu le générateur qui produit des images à partir de données qu’on lui envoie, en second lieu le discriminateur qui émet des signaux lorsque les images produites sont trop proches de celles qui ont été fournies.

Des visages artificiels conçus par cette IA

C’est de la tension entre ces deux dispositifs neuronaux que se développe une boucle d’apprentissage qui vient progressivement optimiser le GAN. Les scientifiques de Nvidia ont ainsi conçu leur propre GAN, où l’on différencie des « styles », avec des attributs qui peuvent être de « haut niveau » ou « grossiers » concernant par exemple la forme du visage.

A cela s’ajoutent des éléments plus aléatoires, comme la position des pores, des tâches ou des poils. Pour les trois chercheurs, « on peut donc les générer aléatoirement sans affecter notre perception de l’image, tant qu’ils sont correctement distribués ».

Pour en arriver à ce résultat bluffant, l’intelligence artificielle s’est nourrie de plus de 70 000 photos libres de droit en haute définition qui se trouvaient sur Flickr. Ces photos seront bientôt disponibles en open source, même si Nvidia espère en retirer des bénéfices indirects pour ses processeurs graphiques.

Source

Africa Tech Intelligence artificielle : Clé de changements profonds en Afrique, l’IA crée autant d’opportunités que de défis

A Paris, fin novembre, les dirigeants d’entreprises de services numériques, directeurs de systèmes d’information, organisations patronales africaines, personnalités politiques et représentants de la société civile ont eu l’occasion de revenir longuement sur l’Intelligence artificielle et les opportunités qu’elle représente pour le continent africain. L’intelligence artificielle soulève également de nombreux défis à relever pour l’Afrique.

L’Intelligence artificielle (IA) en Afrique a été au cœur des débats lors des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), les 22 et 23 novembre derniers à Paris. Selon un document transmis à la presse qui revient sur les grands aspects des échanges, l’IA «devrait être réellement implantée [en Afrique] d’ici 3-4 ans».

Les participants à l’ATDA ont expliqué que cette nouvelle technologie ne nécessite pas le déploiement d’infrastructures particulières, un facteur qui aurait pu empêcher son éclosion sur un continent qui est en manque de moyen financier. «Longtemps handicapées par les lourds investissements nécessaires au déploiement des serveurs indispensables au traitement de gros volumes de données, les entreprises africaines ont désormais un accès simplifié grâce au cloud [stockage de données en ligne]. Désormais, les jeunes développeurs peuvent, partout sur le continent, innover sur des applications simples et apporter des solutions nouvelles», explique le communiqué.

L’IA dit-on, permet de répondre à un réel besoin en Afrique, à savoir d’avoir un «reach» massif, alors que le continent connaît une croissance démographique extrêmement rapide, et cela sans s’appuyer sur des structures installées, qu’elles soient humaines ou infrastructurelles. A ce propos, le ministre marocain de la Réforme de l’administration et de la fonction publique, Mohammed Benabdelkader, a estimé que l’IA peut être une opportunité pour la réalisation des Objectifs du développement durable en Afrique, mais que cela suppose une prise de conscience dans la préparation en parallèle des aspects réglementaires et éthiques «qui pourront facilement, dans le cas contraire, constituer un frein à l’émergence de cette nouvelle niche économique». Il a ajouté que l’implantation de l’IA pourrait impliquer des progrès en matière démocratie, de gouvernance et faciliter la vie aux populations.

Ainsi, les participants à l’ATDA ont recommandé que l’IA, soit utilisée au bénéfice du plus grand nombre. «L’IA est une technologie puissante, et comme toute technologie puissante elle doit être utilisée au bénéfice du plus grand nombre», a exhorté Emmanuel Lempert, directeur des affaires publiques du groupe SAP, ajoutant qu’«elle va très certainement s’accompagner d’une croissance de la production de richesses par habitant mais la question pour les décideurs est comment distribuer ces nouvelles richesses. C’est une question politique, c’est aussi une question sociale…».

De grandes opportunités pour l’Afrique

L’implantation de l’IA ouvre beaucoup d’opportunités pour les populations du continent africain. Celle-ci permettra selon les participants de l’ATDA, l’émergence de tissu entrepreneurial dynamique et plutôt jeune. Aussi, grâce à cette avancée, l’on compte beaucoup plus de jeunes startuppers, d’autant plus que ni le niveau d’études, ni l’âge ne seront plus des facteurs de blocage. «Enfin, le coût d’investissement à l’entrée est relativement bas, ce qui permet d’entrer sur le marché sans forcément lever de financements importants», ajoute-t-on.

L’implantation totale de l’IA aura également des conséquences positives dans divers autres secteurs, ceux dans lesquels les solutions venues d’ailleurs ne sont pas adaptables d’un continent à un autre. «Dans le secteur de l’agriculture, par exemple, l’aridité des sols est un exemple de défi spécifiquement africain : la start-up E-farm propose ainsi des capteurs permettant de mesurer l’aridité des sols, et devrait à terme permettre de créer une base de données indiquant le niveau d’aridité du sol pour l’ensemble du continent», note la déclaration.

La même source évoque également l’éducation et la formation, indiquant que l’IA rendra possible un suivi robotisé et personnalisé des élèves, ce qui permettra d’optimiser les potentialités dans des pays où le manque de financements publics crée des classes surpeuplées, atteignant parfois jusqu’à 80 élèves pour un professeur. «Enfin, l’IA devrait donner à l’Afrique les moyens d’exploiter ses propres données, alors que celles-ci sont déjà convoitées par les plus grandes multinationales. L’extrême rareté des « data analysts » en Afrique faisant de sa data une réserve largement inutilisée ; le « machine learning » et ses modèles prédictifs permettront de traiter celle-ci de façon automatisée, en limitant le recours aux ressources humaines», a-t-on ajouté dans la déclaration transmise à la presse.

Des défis liés à l’implantation

L’implantation de l’IA s’il s’agit de grande réalisation positive pour le développement du continent, elle demande cependant de la part des autorités du continent de relever un certain nombre de défis inhérents. «Si l’IA ne nécessite pas la mise en place d’infrastructures particulières depuis le passage au cloud, l’accélération de la couverture internet sur le continent reste un enjeu de taille, quand seulement 20% de la population africaine bénéficie d’un accès à internet. Plus spécifiquement, l’accès au haut-débit reste marginal alors qu’il est bien souvent nécessaire sur les applications et services ayant recours à l’IA. Se pose aussi l’enjeu du tarif de la connexion, qui doit devenir plus accessible dans un contexte de revenus médians faibles», averti-t-on dans la déclaration. En dehors du problème de l’accès à Internet, nait un défi : celui de la sécurité des données mises en ligne. «La cyber-sécurité est le premier défi du développement digital, quel que soit le continent : aucun terminal, aucune interface, du smartphone au desktop, ne nous mettent à l’abri d’attaques», a déclaré Pascal Naudin, directeur B2B de Kaspersky Lab en Afrique du Nord, cité dans le document.

En dehors de ces défis très importants, un autre défi est celui de la fuite des cerveaux. Les participants de l’ATDA ont expliqué que la recherche universitaire malgré le dévouement des jeunes chercheurs, a du mal à suivre. Ainsi, certains ne peuvent compter que sur des géants internationaux ou universités étrangères, ce qui crée une fuite des cerveaux et des idées, voire parfois même un manque à gagner pour les acteurs locaux qui s’engagent à former les jeunes. «La fuite des cerveaux, c’est un désavantage pour nos économies et pour nos sociétés, mais c’est également un réel manque à gagner en termes de formation. Dans le cadre de mon studio de jeux vidéos, je forme des jeunes africains à la programmation, ce qui revient environ à 15 000 euros par formation. Lorsque ces jeunes partent dans les studios français, canadiens, étasuniens, c’est une fierté pour mon studio, mais c’est aussi une perte sèche», a expliqué Mohamed Zoghlami, directeur de Saphir Prod, studio de jeux vidéos tunisien.

Rappelons que les participants à l’ATDA sont notamment issus du monde du numérique, à l’instar de dirigeants d’entreprises de services numériques et de directeurs de systèmes d’information.

Google a créé une IA capable de s’habiller grâce au Machine Learning

Les chercheurs de Google Brain et du Georgia Institute of Technology ont appris à un personnage virtuel doté d’intelligence artificielle à s’habiller seul grâce au Machine Learning. Une prouesse bien plus impressionnante qu’il n’y paraît.

Pour la plupart d’entre nous, le fait de s’habiller le matin est un automatisme. Une tâche rébarbative du quotidien, à laquelle on s’attelle sans même y penser. Nous y sommes si habitués que l’on ne prête plus attention aux multiples étapes et aux nombreux mouvements que ce rituel implique.

En réalité, mettre ses vêtements requiert un grand nombre d’interactions physiques entre un individu et ses habits. Par exemple, pour enfiler un T-shirt, il est nécessaire de le tirer, de passer sa main dans l’ouverture, puis de pousser son bras dans la manche.

Ces interactions sont principalement guidées par le sens du toucher. En effet, les vêtements répondent aux moindres changements de position du corps en se froissant ou en collant au corps. Ainsi, créer une animation d’un personnage qui s’habille se révèle complexe.

Afin de relever ce défi, les chercheurs de Google Brain et du Georgia Institute of Technology se sont associés pour apprendre à une intelligence artificielle de type réseau de neurones à s’habiller en partant de zéro. Grâce au Machine Learning, ces scientifiques sont parvenus à simuler une par une toutes les étapes du processus.

Google : l’IA a répété chaque mouvement des milliers de fois pour apprendre à s’habiller

Le personnage virtuel doté d’IA a répété chaque étape des milliers de fois, en recevant à chaque fois un signal de récompense ou de pénalité pour lui indiquer si ses efforts portent dans la bonne direction ou s’il s’éloigne de son objectif. Chaque fois qu’un changement positif était détecté dans le comportement du personnage, le réseau de neurones a été mis à jour par les chercheurs pour augmenter les chances que ces changements se reproduisent dans le futur. Ainsi, le personnage virtuel a pu apprendre comment réussir chaque tâche.

Cette expérience pourrait permettre d’améliorer la façon dont les personnages qui s’habillent sont animés dans les films d’animation ou les jeux vidéo par exemple. Toutefois, la méthode pourrait aussi être à nouveau utilisée pour l’animation de diverses interactions nécessitant plusieurs étapes complexes.

Elle pourrait aussi être utilisée pour apprendre à des robots à s’entraîner à effectuer des tâches dans le monde virtuel pour ensuite les reproduire dans le monde réel. Les scientifiques à l’origine de cette étude travaillent actuellement avec d’autres chercheurs du Georgia Tech Healthcare Robotics pour développer des robots d’assistance capables d’aider des personnes à s’habiller.

Les chercheurs Alexander Clegg, Wenhao Yu, Greg Turk et Karen Liu du Georgia Tech Institute et le chercheur Jie Tan de Google Brain présenteront leurs travaux lors du SIGGRAPH Asia 2018 qui prendra place à Tokyo du 4 au 7 décembre 2018.

Lebigdata.fr – Source :

 

 

Un forum sur l’intelligence artificielle en Afrique s’ouvre en décembre au Maroc

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) annonce, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’organisation d’un forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, du 12 au 13 décembre 2018 au Maroc, avec comme principal objectif : « discuter des problématiques et enjeux » de l’IA dans le continent.

« Ce Forum de haut-niveau permettra enfin de traiter ces enjeux en veillant à promouvoir et à maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle en tant que levier de développement », écrit l’Unesco, notant « qu’environ 150 participants » sont attendus dans cette manifestation organisée conjointement avec l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P).

Le format du Forum sera constitué de sessions plénières et d’ateliers thématiques sur deux jours. Des événements parallèles seront organisés sous forme de tables rondes. Un espace d’exposition, dans lequel l’Unesco tiendra le stand principal, sera également dédié aux exposants souhaitant présenter leurs travaux sur l’intelligence artificielle, a expliqué l’institution onusienne dans sa méthodologie.

L’Unesco attend de ce forum des résultats axés sur quatre points, à savoir la promotion de l’intelligence artificielle en Afrique en tant que levier de développement, l’encouragement de la coopération régionale africaine et la promotion d’un cadre éthique pour l’intelligence artificielle sur le continent africain, l’influence des stratégies nationales susceptibles de maximiser le potentiel de l’IA en Afrique, et enfin la mise en place d’un Forum africain des associations d’intelligence artificielle en Afrique.

Ainsi, ce forum de « l’UNESCO pourrait enrichir la réflexion globale sur l’IA en la déclinant à l’échelle africaine, à travers (…) la régionalisation du débat d’idées (qui) permettrait de soulever les enjeux de l’IA en prenant en compte les défis, opportunités et enjeux propres aux contextes locaux », a souligné l’institution onusienne basée à Paris, en France.

« Aujourd’hui la problématique de l’IA en Afrique est très peu traitée, quand elle n’est pas bridée dans un rapport Nord-Sud. Un débat à l’échelle continentale sur l’essor de l’IA en Afrique, contribuera à son émergence », a indiqué l’Unesco.

Samba