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Nora Wahby, Directrice d’Ericsson Afrique de l’Ouest et Maroc : « Il y aura une demande accrue pour davantage de spectre 5G »

Bien plus qu’une simple nouvelle génération de technologies, la 5G annonce l’aube d’une ère nouvelle où la connectivité va devenir de plus en plus fluide et flexible. Quels sont les principaux leviers pour un meilleur déploiement sur le continent ? Les réponses dans cet entretien avec Nora Wahby, Directrice d’Ericsson Afrique de l’Ouest et Maroc.

Jibin Cao, Président Afrique du Nord de Huawei Technologies : « Placer l’Afrique au cœur de l’innovation digitale, un pari gagnant »

Le numérique possède la capacité d’être un des principaux moteurs de croissance et de création d’activité dans les prochaines décennies en Afrique. Déjà, les possibilités offertes par les services à distance révolutionnent la vie quotidienne des sociétés du continent. Une tribune de Jibin CAO, le Président Afrique du Nord du géant chinois, Huawei Technologies.

Aujourd’hui, le continent africain connaît un développement rapide, porté par une dynamique entrepreneuriale et une volonté clairement marquée de s’inscrire dans le mouvement général qui voit émerger de nouvelles forces économiques. La raison majeure de ce basculement est clairement identifiée : en dépit de la volatilité des cours des matières premières, des crises, du changement climatique, des difficultés à diversifier des économies traditionnellement exportatrices, c’est véritablement le développement du secteur digital qui, couplé à la croissance des investissements directs étrangers, a été l’un des principaux moteurs de la croissance africaine des dix dernières années. Selon le rapport GSMA 2018 sur l’économie numérique africaine, les technologies mobiles ont contribué à hauteur de 7,1% du PIB de l’Afrique subsaharienne, soit 110 milliards de dollars. L’écosystème de l’économie mobile soutenait en 2017 près de 3 millions d’emplois, et contribuait au financement du secteur public à hauteur de 14 milliards de dollars.

Moteur de croissance

Avec un taux de souscription unique aux services mobiles de 44%, dont un tiers de smartphones, l’équation numérique en Afrique s’est totalement transformée en quelques années. La plus grande diffusion de smartphones permet l’apparition de plus nombreux services, l’accès aux paiements mobiles, à l’information en continu, à des échanges de données en hausse constante, créant autant d’opportunités pour de nouvelles applications mobiles et l’extension des écosystèmes digitaux africains.

Le numérique possède la capacité d’être un des principaux moteurs de croissance et de création d’activité dans les prochaines décennies en Afrique. Déjà, les possibilités offertes par les services à distance révolutionnent la vie quotidienne des sociétés du continent. Les plus connues sont les applications de paiement dématérialisé, qui permettent de désenclaver les populations souffrant d’un déficit d’infrastructures de transport, qui peuvent ainsi voir croître leurs activités professionnelles avec des clients et des fournisseurs à distance.

Mais, plus important encore, le numérique aide à préparer l’avenir : avec la pénétration croissante d’internet, c’est toute l’économie du savoir qui se trouve à la portée des populations. Une connexion internet permet désormais d’accéder aux formations à distance des meilleures universités, et rend possible les transferts de connaissances qui seront la clé du développement économique de demain. La télémédecine rend plus simple l’accès aux diagnostics, même pour les populations isolées, les agriculteurs pourront bientôt avoir à portée de main tous les paramètres utiles à leur activité, météo, cours des productions agricoles, techniques modernes. Et ceci vaut pour toutes les industries nécessaires au renforcement des économies africaines.

Dans ce contexte de révolution numérique d’un continent, la prise en compte d’une responsabilité sociale et durable est notre principal défi. Par exemple, dans le domaine des smart cities, Huawei possède l’expérience et la capacité de construire des infrastructures TIC performantes qui changent la donne et placent les utilisateurs et leur environnement au cœur de l’équation. Nous attachons une grande importance à la formation des talents locaux et, conjointement avec les gouvernements, nous soutenons les universités, les entreprises et les parties prenantes éducatives pour créer un écosystème de talents.

Solutions de calcul haute performance

En 2018, nous avons lancé une série de programmes de développement des talents en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne grâce au Huawei Network Institute qui soutient les universités notamment en Égypte, au Maroc, en Tunisie, en Algérie, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Sénégal. Des milliers d’étudiants se voient ainsi proposer des possibilités d’apprentissage, de formation et des stages dans notre entreprise ou chez nos partenaires. À l’avenir, nous renforcerons encore notre coopération avec les gouvernements, les universités et les entreprises pour mieux connecter les talents africains aux chaînes de valeurs mondiales et faciliter leur déploiement au-delà du continent.

Et cela commence à porter ses fruits : actuellement, Huawei déploie des solutions de calcul haute performance (HPC) au Maroc et dans la bibliothèque égyptienne d’Alexandrie. En Algérie, nous avons construit le plus grand cloud privé industriel du pays. En Côte d’Ivoire et au Cap-Vert, nous sommes des partenaires des gouvernements dans leur vision des villes intelligentes et des solutions de villes durables.

Ainsi, être connecté devient un droit fondamental pour les populations. À ce titre le développement des réseaux leur permettra de bénéficier du dividende digital dans le secteur de l’éducation, de l’accès aux financements ou aux soins. En Afrique particulièrement, l’économie numérique devient un nouveau modèle structurant, en utilisant les nouvelles technologies comme levier pour le progrès social, la modernisation d’un état ou la croissance d’un pays.

Mais les marges de progression énormes: selon une étude de Huawei réalisée sur plus d’une centaine de pays dans le monde, on estime qu’un palier d’investissement supplémentaire de 16 à 20% dans le secteur des nouvelles technologies induit directement un point de croissance supplémentaire pour le pays.

La 5G dès 2021 en Afrique

Au-delà des avantages directs liés au rattrapage technologique, s’ajoute un deuxième effet d’entraînement, ou pour ainsi dire, un rattrapage au carré. En effet, le continent africain bénéficie des nouvelles avancées technologiques de plus en plus vite, et bientôt en temps réel. Grâce aux nouveaux acteurs du numérique, qui proposent aujourd’hui des terminaux et des réseaux bien plus abordables, la vitesse d’adoption des nouvelles technologies est destinée à se réduire substantiellement. Aujourd’hui, les réseaux mobiles africains préparent leur transition à la 3G, cependant que les pays industrialisés inventent déjà la 5G. Dès 2021, les premiers services 5G devraient être lancés sur le continent.

Cela signifie plus d’échanges, des systèmes de transmissions plus complexes et une capacité à imaginer les services qui seront la norme demain. Voici le rôle d’un acteur comme Huawei en Afrique : accompagner les entreprises dans la production, le transport, le financement et l’accès à l’énergie pour améliorer la productivité, les rendements opérationnels tout en maîtrisant les coûts.

L’Afrique accélère et le rythme de l’innovation n’attend plus. Au cours des prochaines années, le continent pourrait devenir l’un des centres émergents de l’innovation numérique mondiale.

 Source : afrique.latribune.fr

Tunisie : « les licences 5G seront probablement lancées en 2021 », selon le ministre Anouar Maarouf

Au regard des recherches encore menées sur la technologie 5G, Anouar Maarouf (photo), le ministre tunisien des Technologies, de la Communication et de l’Economie numérique, a indiqué le 20 décembre 2018 à Tunis, que les licences y relatives seront probablement lancées dans le pays en 2021. Le patron du secteur des télécoms s’exprimait à l’ouverture du 2ème atelier sur la 5G et l’innovation, organisé par l’Agence nationale des fréquences (ANF). Il a souligné qu’une fois ces licences mises sur le marché, le gouvernement devrait faciliter leur acquisition par les opérateurs en étalant le paiement.

Anouar Maarouf a appelé les différentes autorités publiques intervenant dans le secteur des télécommunications à donner les moyens au pays afin d’être prêt pour cette révolution technologique. « Nous devrions nous préparer pour cette nouvelle phase, notamment au niveau des fréquences sans lesquelles la 5G n’existerait pas. Il existe un terrain propice à l’innovation et aux investissements en Tunisie, notamment après la promulgation de la loi sur les start-up, d’autant plus qu’ils ont besoin d’un réseau efficace et moderne pour développer leurs solutions innovantes.», a souligné le ministre.

En attendant que les recherches s’achèvent au niveau mondial et que les licences soient disponibles au niveau national, les opérateurs télécoms ont déjà pris de l’avance en mettant à l’épreuve, leurs capacités techniques à accueillir cette technologie de pointe. C’est le cas de Tunisie Télécom qui, en collaboration avec Huawei, a effectué des tests sur la 5G le 3 mai dernier à Tunis. La société publique a réussi à atteindre un débit de 638.66 Mbps dans un réseau live et dans des conditions réelles, avec un smartphone commercial grand public.

Source : www.agenceecofin.com

Egypte : Etisalat Misr lance la Voix sur LTE avec l’expertise technique d’Ericsson

L’opérateur de téléphonie mobile Etisalat Misr a lancé la Voix sur LTE (VoLTE) en Egypte. Le service qui permet d’établir et de recevoir des appels téléphoniques plus rapidement ainsi qu’une plus grande qualité vocale, a été lancé avec l’expertise technique de la société Ericsson.

Khalid Murshed, le directeur technique d’Etisalat Misr, a déclaré qu’à travers cette innovation, l’opérateur télécoms vise une plus grande satisfaction de ses clients « grâce à une communication cellulaire avancée, à l’innovation et à des services efficaces ». Il a souligné qu’à travers la VoLTE, Etisalat Misr inaugure « l’avenir des communications mobiles et les utilisateurs bénéficieront énormément de l’incorporation de la meilleure fonctionnalité d’appels vocaux ».

Pour Rafiah Ibrahim (photo), la directrice d’Ericsson pour le Moyen-Orient et l’Afrique, la VoLTE lancé par Etisalat Misr n’est que la réponse apportée par la compagnie aux utilisateurs mobiles qui « recherchent activement de meilleurs moyens de communiquer qui établissent une connexion immédiate, précise et durable ».

Le lancement de ce nouveau service représente « une autre étape de notre parcours visant à aider les opérateurs de réseaux à innover sur tous les fronts, garantissant une communication sans précédent pour rester pertinente pour leurs clients », a-t-elle ajouté.

Le lancement par Etisalt Misr de la VoLTE n’est que l’une des premières retombées du contrat signé en octobre 2017 par la société télécoms et la société suédoise. L’accord de quatre ans qui portait sur la modernisation et l’extension du cœur de réseau et des systèmes d’assistance d’Etisalat Misr, doit permettre à l’opérateur de tirer pleinement parti de la 4G et d’ouvrir la voie à la 5G et à l’Internet des objets.

Agence ecofin