Régulation du commerce électronique : Le ministère du Commerce et l’ARTP mutualisent leurs efforts

Voix du consommateur

A l’instar de la communauté internationale, le ministère du Commerce en collaboration avec l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et les associations des consommateurs du Sénégal, a célébré hier, vendredi 15 mars, la Journée mondiale des consommateurs avec comme thème : « Des produits connectés de confiance ». Lors de cette rencontre, les acteurs ont décidé d’accorder leurs violons pour une prise en charge efficace de cette problématique au Sénégal.

« Des produits connectés de confiance », c’est le thème de la Journée internationale des consommateurs qui a été célébrée hier, vendredi 15 mars par le ministère en charge du Commerce, en collaboration avec l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) et les associations des consommateurs du Sénégal. « Aujourd’hui, nous estimons les objets connectés à plus de 23 milliards soit trois fois plus que la population mondiale. Cela donne une idée sur l’amplitude des opportunités qu’offre l’internet. Avec le smartphone, on peut s’offrir beaucoup de services. A côté de ses opportunités, il y a aussi des inquiétudes liées à la sécurité et à la vie privée », a laissé entendre le directeur du Commerce intérieur Ousmane Mbaye. C’est d’ailleurs pour cette raison, dit-il, que le ministère du Commerce a réfléchi sur une refonte de la loi sur la protection du consommateur. « Toutes ces questions aujourd’hui sont prises en charge dans ce projet de test qui est actuellement en examen au niveau du secrétariat général du gouvernement. Nous allons dans quelques semaines vers sa validation avant son examen par le Conseil des ministres », a-t-il annoncé.

Pour sa part, Khalidou Gaye, directeur des affaires juridiques et du contentieux de l’Artp a souligné la nécessité d’une collaboration entre les différentes institutions pour une meilleure prise en charge de cette problématique. « Il faut mettre en place des outils juridiques techniques. D’ailleurs, l’Etat du Sénégal l’a bien compris. Le Sénégal est l’un des pays qui a adhéré à la convention de l’Union africaine sur la cyber sécurité et dans cette convention de Malabo, le chapitre 4 parle des données personnelles. Donc, c’est dire que le Sénégal a pris en charge de façon effective la question de l’internet des objets. A côté aussi, le Sénégal a adhéré à la convention de l’Unapess qui est une convention ouverte et qui met en place des outils de collaboration entre Etats. Parce que la problématique de la cybercriminalité dépasse de loin les frontières d’un pays à telle enseigne qu’il faut une collaboration entre Etats », soutient-il. Selon lui, cette question interpelle non seulement les opérateurs de télécommunication mais aussi elle renvoie à une politique d’inclusion financière qui fait appel à la Banque centrale.

Ndèye Aminata Cissé

Source : Sud Quotidien

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