Objets connectés : Porte ouverte à l’insécurité informatique

De nos jours, les objets connectés ne se limitent plus aux Smartphones et aux tablettes. En effet, en matière de technologie, les inventions vont bon train. C’est pourquoi on peut trouver aujourd’hui des montres connectées, des enceintes numériques, des volets et même des réfrigérateurs connectés. Bien que ces objets visent à nous faciliter le quotidien, ils ne sont toutefois pas dénués d’inconvénients, notamment, en matière de sécurité informatique. La multiplication de ces objets connectés constitue une vraie porte ouverte aux hackers vers nos données personnelles.

Le grand public n’est pas assez informé du danger

Tous convaincus des avantages que peuvent apporter ces objets connectés, nous n’hésitons pas à leur fournir nos données et informations personnelles. Avec ces gadgets, nos vies digitales sont carrément exposées devant les hackers qui n’hésitent pas à en tirer profit. Comme le grand public n’est pas assez informé du danger que cela représente, personne ne semble faire preuve de prudence. On se contente souvent d’accepter les politiques de confidentialité que proposent les sites sans même en connaître la teneur. En quelques années, le volume de connexion de ces objets à internet n’a cessé d’augmenter. De 5000 objets connectés enregistrés en 2016, on peut présumer que d’ici 2026, ce volume aura dépassé les 150 000. On ne saurait pourtant imputer la faute uniquement aux utilisateurs, car derrière chaque objet connecté vulnérable, il y a aussi la négligence des industriels.

Tous les objets peuvent être victimes des attaques

Depuis que les hackers se sont tournés vers les smartphones, leurs techniques d’attaque n’ont cessé d’évoluer. Allant des virus aux malwares, aujourd’hui le procédé est un peu plus subtil. Les attaques se font désormais par l’intermédiaire de fausses applications et de backdoors. En fait, les hackers exploitent la passion des utilisateurs pour les inciter vers les fausses applications. C’est ce qui s’est passé avec les fans du jeu Fornite qui ont cru recevoir une nouvelle version du jeu alors qu’il n’en était rien. Résultat, plus de 60 000 utilisateurs ont été victimes de piratage. De même, durant la Coupe du monde de football où les amateurs ont cru qu’ils ne faisaient que regarder une retransmission des matchs sur une application nommée Golden Cup. En réalité, cette application contenait déjà un spyware qui infiltrait leurs appareils. Avec de telles techniques, le pirate peut avoir accès aux informations inhérentes à l’appareil, mais aussi aux SMS, aux contacts et aux enregistrements des victimes. De plus, aujourd’hui, l’usage du Smartphone s’est étendu à de nombreuses dimensions. Il peut désormais se connecter aux différents appareils de la maison tout comme il peut servir à payer les factures. Autant d’opportunités que les hackers n’hésitent pas à saisir.

Se prémunir des attaques est possible

La vraie menace qui pèse sur les objets connectés est aujourd’hui les backdoors. En effet, une fois qu’ils intègrent les stores, ils peuvent prendre la forme de n’importe quelle application et infiltrer votre appareil. Bien que les stores fassent preuve de prudence à cet égard, les hackers ne cessent de développer de nouvelles méthodes, ce qui fait qu’on ne puisse pas véritablement les éradiquer. D’ailleurs, ce ne sont pas les seuls objets connectés victimes. Que ce soit les enceintes, les montres ou les assistants vocaux connectés, ces produits ne remplissent pas toujours les critères de sécurité requis. Et lorsqu’un de ces appareils est défaillant, il peut donner accès à tout le réseau domestique. Mais alors que les fabricants ne se soucient en priorité que de la performance de leurs appareils et non de la sécurité des utilisateurs, il appartient à ceux-ci de rester prudents. Si vous avez un doute sur la fiabilité d’une application, la suppression s’impose. Vous devez également modifier les paramètres de sécurité par défaut si cela est nécessaire.

sekurigi.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *