Le Kenya a le gouvernement le mieux préparé à l’IA en Afrique, selon CRDI et Oxford Insights

En matière de préparation à l’Intelligence Artificielle (IA), le gouvernement du Kenya est considéré comme au premier rang sur tout le continent. Cette place a été déterminée selon l’Indice mondial 2019 de préparation du gouvernement à l’IA du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et Oxford Insights.

Il a classé 194 pays. Bien qu’aucun pays africain ne figure dans le Top 50, il y en a tout de même 12 sur les 54 du continent dans le Top 100.

Le Kenya figure à la 52ème position mondiale, suivi de la Tunisie, de Maurice, de l’Afrique du Sud et du Ghana qui occupent respectivement les 54ème, 60ème, 68ème  et 75ème places. Les autres pays africains qui figurent dans le Top 100 sont le Maroc, l’Ouganda, le Sénégal, la Tanzanie et le Rwanda, classés respectivement 80ème, 91ème, 93ème, 94ème et 99ème.

Les indicateurs pris en compte dans l’élaboration de ce classement incluent les lois sur la protection des données personnelles, l’existence d’une stratégie nationale sur l’IA, l’accès aux données publiques, la réalité de l’e-gouvernement, les compétences technologiques, la capacité d’innovation du secteur privé, le nombre de start-up orientées vers l’IA, l’importance des TIC dans la vision future du gouvernement.

Selon le CRDI et Oxford Insights, l’IA a le pouvoir de transformer la manière dont les gouvernements du monde entier fournissent les services publics. Mais ils craignent des conséquences désastreuses du fait de l’adoption asymétrique de cette technologie à travers le monde.

« Les technologies de l’Intelligence Artificielle (IA) devraient ajouter 15 000 milliards de dollars à l’économie mondiale, d’ici 2030 […] Les gouvernements des pays du Nord sont mieux placés que ceux du Sud pour tirer parti de ces gains. Il existe donc un risque que les pays du Sud soient laissés pour compte par la prétendue quatrième révolution industrielle. Non seulement ils ne récolteront pas les avantages potentiels de l’IA, mais il y a aussi le risque que leur mise en œuvre inégale aggrave les inégalités mondiales », redoutent le CRDI et Oxford Insights.

Source : agenceecofin.com

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