Google : des problème d’équité et d’éthique gangrènent son espace de travail

Google : des problème d’équité et d’éthique gangrènent son espace de travail

Le 1er novembre dernier, Google a vu manifester 20.000 personnes dans plus de cinquante villes à travers le monde pour protester contre la façon dont la société gère le harcèlement sexuel et les discriminations raciales et de genre.

Les manifestants et manifestantes ont listé cinq demandes envers Google: la fin des arbitrages dans les cas de harcèlement et de discrimination; un engagement pour une égalité salariale entre les femmes et les hommes; plus de transparence dans les cas de harcèlement sexuel; un processus sûr et anonyme pour dénoncer une inconduite sexuelle; la mise en place d’une discussion entre le responsable de la diversité de l’entreprise et le PDG pour faire des recommandations au comité directeur, et y ajouter un ou une porte-parole des effectifs.

Suite à cet engouement, Liz Fong-Jones, une ingénieure de Google, a appelé à la solidarité de ses collègues pour récolter des fonds en soutien aux travailleurs et travailleuses en grève. Elle a promis que si 100.000 dollars étaient recueillis, elle rajouterait la même somme de sa poche. L’objectif a été atteint en seulement trois heures. La levée de fonds cumule actuellement à 250.000 dollars. L’ingénieure n’en reste pas là puisqu’elle a décidé de menacer le géant américain de démissionner s’il ne répondait pas aux attentes.

Censure sur l’internet chinois

Les problèmes ne s’arrêtent pourtant pas ici pour Google. En plus de ces soucis d’égalité, un problème éthique vient se greffer à la grogne interne qui monte. Comme l’a révélé The Intercept, des cadres ont menacé les quelques personnes travaillant sur un projet top-secret de les renvoyer s’il venait à fuiter. Ce projet à destination de la Chine a pour nom de code Dragonfly. Il s’agit d’un clone du moteur de recherche Google qui a pour but de censurer certaines requêtes.

Une lettre ouverte adressée à Google, en date du 29 novembre, appelle la société américaine à abandonner cette nouvelle application. L’initiative a également été relayée par des soutiens de poids comme Amnesty International et Human Rights Watch. À ce jour, plus de 700 personnes ont signé la lettre.

slate.fr

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