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Monthly Archives: janvier 2019

Facebook

Facebook va supprimer son application iOS de récolte de données

Alors que l’existence de cette application vient tout juste d’être révélée par les médias, Facebook y renonce déjà. Le géant américain s’en servait pour obtenir un accès quasi-total aux informations des smartphones des 13-35 ans contre rémunération depuis plus de 2 ans.
Cette récolte s’effectue grâce à l’application Facebook Research. Alors que cette histoire s’est propagée il y a moins de 24 heures grâce à TechCrunch, le gigantesque réseau social se décide d’ores et déjà à renoncer à son application.

Le Maroc lance une enquête nationale de santé sur mobile

Le 28 janvier 2019, le ministère de la Santé a lancé via le téléphone mobile, une enquête nationale sur les facteurs de risques des maladies non transmissibles (MNT). L’enquête qui doit s’achever le 28 février 2019, sera réalisée auprès de la population marocaine âgée de plus de 18 ans. La collecte de données par mobile se fera par réponse vocale interactive (IVR) et SMS.

Securite

Protection des données personnelles – Où en est-on au Maroc ?

Célébrée aujourd’hui, la Journée internationale du DP-Day (Data Privacy Day) met en lumière une réalité convenue sans pour autant être totalement assimilée par le commun des mortels. Le numérique a conquis notre ère et réinventé nos sociétés. Il a investi, petit à petit, tous les domaines de notre vie quotidienne. Cette omniprésence incarnée en premier lieu par les technologies de l’information et de communication (TIC), a également contribué à la globalisation, aussi bien dans les secteurs publics que privés, des pratiques de prélèvement et d’utilisation des données privées, ainsi que des traces liées aux individus.

Ainsi, aux innombrables bienfaits des TIC, s’oppose, à présent, le défi de la protection de la vie privée et notamment des données personnelles. En témoignent les révélations de l’affaire qui a secoué l’Amérique, dite Cambridge Analytica, du nom d’une entreprise qui aurait eu accès aux données de 87 millions d’utilisateurs de Facebook non informés. Ou encore, la Russie qui a récemment lancé des procédures administratives à l’encontre de Facebook et Twitter, leur reprochant de ne pas avoir expliqué quand et comment ils allaient se conformer à la législation et à l’obligation de stockage des données des utilisateurs russes sur des serveurs basés en Russie.

Dans nos contrées, on n’échappe pas non plus aux défis de la protection de la vie privée et des données personnelles. Bien qu’il passe inaperçu aux yeux de l’opinion publique, ce phénomène inquiète de plus en plus, en dépit des principes essentiels imposés par la loi 09-08. Promulguée par Dahir le 18 février 2009, elle est censée symboliser l’instrument juridique pour protéger les données personnelles à la fois dans un cadre privé et public. Mais les principes essentiels imposés par la loi sont-ils respectés ? Rien n’est moins sûr.

Un secteur privé quasi-hors la loi

Grand pourvoyeur de data, l’axe Casa-Rabat est un creuset de multiples manquements à ladite loi. A l’instar des entreprises de par le monde, les sociétés qui y sont implantées détiennent une quantité énorme de données concernant leurs clients, leurs partenaires ou encore leurs employés. Il va de soi qu’il est parfois difficile de savoir comment toutes ces informations, qui ont pour certaines, un haut degré de confidentialité, peuvent être utilisées. Preuve en est, l’expérience vécue par les employés d’une entreprise œuvrant dans le secteur des services.

Un beau matin, il leur a été demandé de donner via un tableau Excel, plusieurs de leurs données personnelles, à des fins purement administratives. De prime abord, rien de bien étonnant. Sauf que, quelques jours plus tard, ces derniers ont reçu des messages de prospections directes, par courriels, vantant les mérites d’une start-up qu’il leur est inconnue à première vue. Mais en y regardant de plus près, ils ont reconnu la photo et le patronyme d’un de leurs supérieurs hiérarchiques. Sans se cacher et sûr de son fait, ce dernier se présente dans le message publicitaire comme étant le gérant de la start-up en question.

Que dit la loi à ce sujet ?

Hormis le fait que le responsable du traitement et de la récolte se trouve dans l’obligation de demander une autorisation préalable au traitement de donnée à caractère personnel (article 12), la prospection directe, c’est-à-dire, l’envoi de tout message destiné à promouvoir directement ou indirectement des biens des services ou l’image d’une personne vendant des biens ou fournissant des services, est interdite sauf en cas de consentement préalable des personnes concernées (article 10). Or, les employés cités, ont uniquement consenti à l’exploitation de leurs données personnelles dans un cadre administratif.

Dans ce cas, l’utilisation frauduleuse de la base de données récoltées confine au doux euphémisme. Une pratique risquée et dont les conséquences peuvent être dramatiques. Car outre le croisement des données et marketing ciblé et intrusif dont ont été victimes ces employés, l’exploitation d’autres données telles que l’adresse du domicile ou les numéros de téléphone peut être dangereuse. Mais combien d’entre eux en ont vraiment consciences ?

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, une seule plainte a été envoyée à la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP). L’autorité chargée à la fois de protéger les données personnelles au Maroc, mais aussi de vérifier que leurs traitements sont licites, légaux et qu’ils ne portent pas atteinte à la vie privée, aux libertés et droits fondamentaux de l’Homme.

Excepté l’aspect dissuasif né des répercussions que peut engendrer le dépôt d’une plainte contre un supérieur hiérarchique et par ricochet l’employeur, cette plainte unique révèle aussi en creux une certaine méconnaissance des citoyens, quant à leurs droits à la protection des données personnelles.

Une culture à parfaire

Bien que dans un rapport d’activités, datant de 2016, la CNDP se réjouit d’une hausse des plaintes reçues, passant de sept en 2012 à 584, quatre ans plus tard, ainsi qu’une culture de la protection de la vie privée s’étendant à de nouvelles régions autre l’axe Casablanca-Rabat, comme Fès, Sefrou ou plus étonnant encore Dakhla, force est de constater, toutes proportions gardées évidemment, que nous sommes encore loin des 7 703 plaintes recensées, la même année, par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (équivalent du CNDP en France). Ou encore, des 1000 notifications de violation de données, soit environ 7 par jour, depuis le 25 mai dernier.

En somme, l’axe de progression s’impose de lui-même. A savoir répondre à deux défis majeurs : faire de la protection des données personnelles une culture citoyenne. Sans oublier le big data. Vous l’aurez certainement deviné, ce terme générique désignant le volume exceptionnel de données produites sur Internet est aussi à l’origine d’une des grandes problématiques de ce (début de) siècle : la confidentialité et le respect de la vie privée. Comme vous allez le constater en lisant l’interview ci-contre, ces défis sont loin d’être insurmontables, à condition que tous les acteurs œuvrent en harmonie et dans le même sens.

Chady Chaabi

Source : Libération

Tanzanie : l’autorité tanzanienne de réglementation des communications se dote d’une plateforme pour la supervision des télécommunications

En Tanzanie, la société Global Voice Group a officiellement transféré le 18 janvier 2019 un système de supervision des télécommunications dans le pays. Il s’agit des systèmes TTMS de GVG, présentés comme étant à même de « superviser, protéger et promouvoir efficacement le secteur des télécommunications dans l’intérêt de tous les Tanzaniens ». Selon James Kilaba, le directeur général de l’Autorité tanzanienne de réglementation des communications (TCRA), le système TTMS avait permis à la TCRA de collecter plus 93 milliards de shillings de revenus au cours de la période quinquennale 2013-2018.

Dans la même foulée, James Claude, directeur général de Global Voice Group, explique que les avantages – immédiats et à long terme – offerts par le système TTMS sont considérables. « Globalement, le système TTMS offre des capacités de contrôle renforcées qui profitent à la Tanzanie et à tous les Tanzaniens en permettant à la TCRA et au gouvernement de voir en temps réel ce qui se passe dans le secteur des télécoms au point de vue de la qualité, de la sécurité, des performances et de la conformité, ce qui améliore considérablement la gouvernance d’un secteur qui joue un rôle clé dans le développement socio-économique du pays ».

Sur le principe, le système TTMS devrait renforcer le rôle de la TCRA et du gouvernement, non seulement en tant que régulateurs et décideurs politiques, mais également en tant que promoteurs éclairés de la croissance et du développement des TIC en Tanzanie. « La fonctionnalité de surveillance de l’argent mobile du système permet aux autorités de superviser ces services en forte croissance et de contrôler leur conformité réglementaire ainsi que leur sécurité, leur fiabilité et leur qualité dans l’intérêt des Tanzaniens, surtout des personnes non bancarisées pour qui l’argent mobile représente un service essentiel à leur inclusion financière », ajoute James Claude.

Le système est doté d’une fonctionnalité d’identification des appareils, ce qui représente un moyen efficace de lutter contre les appareils contrefaits, volés ou non conformes qui ont un impact négatif sur les consommateurs tanzaniens et sur le marché des téléphones en Tanzanie, tout en soulevant des préoccupations en matière de sécurité publique et nationale. Aussi, le système dispose d’une composante anti-fraude et de mesure du trafic qui rend les réseaux plus sûrs pour les consommateurs tanzaniens en pistant efficacement et en éliminant les trafics frauduleux. « Cela améliore également la qualité du service de téléphonie internationale, puisque les appels passés par des moyens illégaux sont de médiocre qualité en raison des méthodes de compression VoIP utilisées par les fraudeurs », explique James Claude.

Jephté Tchémédié

Source : Digital Business Africa

TIC: l’utilisateur, devenu «esclave» du téléphone portable

Le téléphone portable occupe une place importante dans la société qu’il paraît, quasi impossible, pour beaucoup d’utilisateurs de s’en passer une seule journée.

Pourtant, lorsque l’écrivain français Phil Marso initiait la journée mondiale «sans téléphone  portable» en 2001, il s’agissait pour lui, d’inviter le public à réfléchir sur l’utilisation qu’il fait du téléphone portable. Cette célébration s’étend sur trois jours les 6, 7 et 8 février de chaque année avec des thématiques ayant trait à l’utilisation et aux dangers de cet outil technologique.

« La journée sans portable? C’est vous qui me l’apprenez. Mais c’est impensable pour moi de passer une journée sans mon téléphone portable car c’est mon outil de travail», rétorque Abraham N’da, délégué médical.

Comme lui, de nombreuses personnes s’imaginent mal de se passer de cet appareil qui a révolutionné les moyens de communication au point d’être des «esclaves» du téléphone portable.

«Je ne peux pas sortir de chez moi sans mon téléphone portable. S’il m’arrive de l’égarer, c’est comme si je n’existe pas car je me sens coupé du monde», fait remarquer Maruis Koffi, gérant de maquis ajoutant qu’il fait toutes ses commandes, traite avec sa clientèle par le mobile. En plus, poursuit-il, « il permet une autonomie totale de communiquer quelque soit l’endroit où on est ».

Outre le besoin d’être joignable à tout moment, d’utiliser des applications comme le trafic routier, la météo, la bourse, l’actualité,  de consulter ses courriels.., le téléphone portable est, aujourd’hui, un moyen de paiement électronique par l’introduction des services mobile money.

« Ce qui donne une liberté à l’utilisateur du téléphone mobile d’effectuer des transactions financières à tout moment. Avec le mobile, on peut suivre les mouvements sur son compte. Aujourd’hui, le mobile apparaît comme une nécessité si bien qu’on ne peut pas s’en passer», admet Jean-Charles Oulaï, cadre d’assurances.

Cependant, l’utilisation à outrance du téléphone mobile impacte la santé. Fabriqué avec des métaux rares dont le cuivre et l’or, le mobile présente de nombreux dangers pour la santé.

«Pour les yeux, l’usage excessif de l’écran impacte le cristallin. Les accrocs des textos peuvent avoir des tendinites au pouce. Au niveau du cou, rester longtemps en position courbée vers l’avant peut provoquer des douleurs cervicales, des tensions et des contractures au niveau de la nuque. A cela s’ajoute la nocivité des ondes électromagnétiques…», indique Dr Diakité Karim, généraliste dans une clinique de la place.

Pour le praticien, «une utilisation rationnelle du téléphone mobile s’impose car sans, peut-être, le savoir, l’usage sans cesse du téléphone portable nuit à l’organisme ».

Malgré tout, l’usage du mobile se développe au galop. Selon l’Union internationale des Télécommunications (UIT), on compte quelque 7 milliards d’abonnements à un téléphone mobile dans le monde pour 3,4 milliards d’utilisateurs. Pourvu que ceux-ci retiennent la journée mondiale sans téléphone portable. Pour l’heure, cette journée est méconnue sous les tropiques. Alors on reste scotché à son appareil sans modération.

APA

Numérique : la leçon de l’université de Thiès

C’est Thiès qui a accueilli la 11e édition de la conférence des mardis du numérique, une initiative de African Performance Institute. Dans l’auditorium de l’université plein d’étudiants, de professeurs, d’enseignants, des acteurs du numérique ont échangé sur le thème « innovation et entreprenariat dans l’économie numérique : les défis de l’enseignement supérieur »

Une occasion saisie par le recteur de l’université de Thiès pour évoquer les efforts de l’université qu’elle dirige. « L’université de Thiès est véritablement orientée vers le numérique. Des pôles de formation ont été ouverts. Nous pensons que la façon d’enseigner dans le passé ne peut plus continuer. A l’université de Thiès, une place importante est réservée au numérique. Le numérique a tout bouleversé, a fait savoir Ramatoulaye Diagne Mbengue.

La patronne de l’université de Thiès est convaincue que les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont apporté du changement dans l’enseignement « Même les pôles qui ne sont pas a priori orientés vers le numérique s’intéressent à cette nouvelle donne, note précise Mme Mbengue, avant d’ajouter que l’UFR santé , développe un important programme de télémédecine destiné à montrer la possibilité de rendre plus accessibles les soins de santé de qualité aux zones rurales les plus reculées.

Selon Ramatoulaye Diagne Mbengue, même les sciences humaines, la philosophie ne peuvent négliger le numérique. Les nouvelles technologies « obligent les universités et écoles à revoir leurs offres de formation », rapporte Mme Mbengue.

Le Sénégal dans une phase d’opportunités

Notre pays a compris les enjeux du numérique. Une raison suffisante pour entreprendre. « Le Sénégal est un pays jeune avec des compétences avérées en matière de numérique. Nous pensons que nous sommes dans une phase d’opportunité qui doit être valorisée. C’est le moment de provoquer ce débat », selon Ibrahima Nour Eddine Diagne, président de African Performance Institute.

« Il y a dans les cinq prochaines années, un enjeu capital, si notre pays joue la partition qu’il faut. Dans le milieu de l’enseignement, du secteur privé, des étudiants, il faut faire beaucoup d’efforts. Nous pouvons vraiment prétendre être une nation numérique majeure », a laissé entendre M. Diagne.

Selon les jeunes principaux doivent comprendre que dans le monde d’aujourd’hui, c’est les compétences qui font la différence. Il pense qu’ils doivent avoir confiance en eux .

« Ils doivent savoir qu’ils ne sortiront pas avec des diplômes qui les rendront compétents, mais avec des diplômes qui leur donneront des connaissances. »

Joe Marone

Source : Cio Mag

Des étudiants de l’ESP développent l’application « Tolbi », une technologie destinée à faciliter l’irrigation des champs et à améliorer la productivité agricole

Des élèves-ingénieurs de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar a mis au point « Tolbi », qui signifie en français « le champ », un dispositif technologique qui se veut comme solution face aux difficultés des agriculteurs locaux. Il est destiné à aider ces derniers à disposer en temps réel des informations relatives aux besoins en eau de leurs champs afin de faciliter leur irrigation et d’améliorer la productivité agricole.

Technologie du domaine des objets connectés, Tolbi va certainement faire le bonheur des acteurs de la filière agricole.

Et, selon ces concepteurs, « l’un de ses principaux atouts est qu’il est facile à utiliser et ce d’autant plus qu’il est destiné à une population dont la plupart ne sait ni lire ni écrire. Son utilisateur n’a pas besoin d’avoir un smartphone, une application ou d’être connecté à l’internet pour faire fonctionner le matériel. Avec un simple téléphone équipé d’une carte SIM, il peut piloter à distance le dispositif et recueillir des infos qu’il souhaite avoir ».

D’après Mouhamadou Lamine Kébé, « pour accéder à toutes les informations relatives aux besoins de son champ, il suffit juste à l’agriculteur de composer le numéro du dispositif et une voix lui demande en wolof en ces termes : ‘’si vous voulez connaître la quantité d’eau que votre champ a besoin actuellement, appuyez sur la touche, pour l’engrais appuyez sur la touche 2’’ », explique l’élève-ingénieur, l’un des initiateurs du projet, qui révèle également que son équipe est en train redoubler d’efforts afin d’intégrer d’autres langues locales dans le dispositif.

Poursuivant l’un des concepteurs de cette application a fait savoir qu’ « en appuyant sur une touche indiquée, le dispositif, via ses capteurs et grâce à la technologie SIMKA qu’ils ont développé eux-mêmes, enclenche automatiquement le processus de recueil de données relatives à la requête indiquée et en quelques secondes il fournit au producteur les infos demandées ».

Cet équipement matérialise la volonté de ces jeunes férus de technologies de contribuer au développement de l’agriculture sénégalaise qui représente 16% du PIB national. C’est pourquoi face aux contraintes climatiques, techniques mais aussi managériales auxquelles sont confrontées nos producteurs locaux et qui sont à l’origine de la faiblesse des rendements, ces élèves-ingénieurs ne pouvaient rester les bras croisés.

Le dispositif a été testé à Noto Gouye Diama, localité située dans la région de Thiès, »des tests qui ont permis d’économiser prés de 60% d’eau dans l’irrigation dans un contexte de réchauffement climatique ou les agriculteurs font face un problème de gestion de l’eau car chaque jour ils perdent 50 à 80% d’eau d’irrigation. L’optimisation de cette ressource, c’est à dire en donnant au champ que ce qu’il a besoin, on tend vers une augmentation des rendements en plus d’avoir réduit en amont les apports en eau et carburant donc une réduction des coûts de production », indique M. KEBE.

Sur le terrain l’équipe a aussi remarqué qu’il manque à ces producteurs la maîtrise de leur sol et une formation dans ce domaine. A la place, il leur a été proposé des smartphones avec des applications en français ou anglais, langues qu’ils ne comprennent pas car ne sachant pas lire ou écrire. « Ce sont les raisons pour lesquelles nous avons réfléchi et travaillé sur une solution permettant aux producteurs de surmonter toutes ces difficultés. Et pour mieux répondre à leurs attentes nous avons fait appel à un ingénieur agronome de l’Ecole Nationale Supérieure d’agriculture (ENSA) qui fait un travail remarquable au sein de notre groupe », affirme-t-il.

Le groupe d’étudiants a bénéficié de l’appui financier, logistique et technique de l’Ecole supérieur polytechnique de Dakar (ESP) qui leur a offert l’hébergement du dispositif au niveau de l’Ecole, ils ont pu se déplacer à Notto Gouye Diama afin de réaliser des tests. « Une assistance sans laquelle nous n’en serions pas à ce stade de développement » a salué Mouhamadou lamine KEBE lors d’une rencontre avec le Directeur Papa Alioune SARR NDIAYE.

D’autres organismes ont aussi apportés leur appui, c’est le cas des institutions partenaires comme ISOC – Sénégal, le Programmes Sénégalais de l’Entrepreneuriat des Jeunes (PSJ) et du Cosmos Energy à travers son programme Sénégal Start-up Accelerator dans lequel ils ont été distingués récemment.

Après ce pas important, les jeunes ingénieurs ne comptent pas s’en arrêter là d’autant plus que leur produit intéresse déjà de grands organismes. Ainsi face à ces sollicitations, ils se sont organisés et mis en place leur startup Galaxie afin de mieux satisfaire la demande. En plus de « Tolbi Woma » destiné aux producteurs locaux, ils ont lancé aussi « Tolbi Pro » pour les ONG, les Industriels et les structures de recherche et qui à ce jour représente 13

% de leur chiffre d’affaires. A terme ils entendent devenir un intégrateur de service au niveau de la sous-région.

Source : ESP

Facebook

Facebook et le cadre unitaire de l’islam sensibilisent sur les codes de conduite dans les réseaux sociaux

Tout est parti d’un constat ; les réseaux sociaux sont des tribunes d’échanges, de partage d’information. Mais souvent, une mauvaise utilisation peut conduire à des dérives et autres conséquences. Pour le cadre unitaire de l’islam au Sénégal, il faut multiplier les efforts pour combattre les discours violents et promouvoir la paix et le vivre ensemble. Facebook adhère à cette initiative.

Á l’ère du numérique et de la démocratisation de l’utilisation des réseaux et médias sociaux, les codes traditionnels de communication se voient désormais bousculés. Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, entre autres, sont devenus des théâtres de dialogue, de découverte, de débats contradictoires mais aussi d’affrontements et de violences.

C’est dans ce contexte que le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS) en partenariat avec Facebook, organise un atelier de sensibilisation sur les codes de conduite dans les réseaux sociaux. Il s’agira d’une réflexion pour mieux utiliser ces plateformes dans le but de combattre les discours de haine, promouvoir la paix et l’engagement civique pour un meilleur vivre ensemble.

Cette rencontre de réflexion sur l’utilisation des réseaux sociaux et qui entre dans une perspective de promotion de la paix au Sénégal est prévue le 21 janvier 2019 et devra se poursuivre.

« En cette période de préparation d’une élection présidentielle, mettre en exergue une utilisation des réseaux sociaux pour un débat politique sain qui respecte l’appartenance religieuse, ethnique des uns et des autres est fondamental pour garantir la paix et la cohésion sociale », selon un communiqué publié dans un contexte pré-électoral ou des fake news cherchant à dénigrer et salir l’image de certains leaders circulent sur les réseaux sociaux.

Programme de vérification des faits de Facebook

Le 6 novembre 2018, Facebook a annoncé l’introduction de la vérification d’information par des organisations tierces (Third Party Fact Checking) au Sénégal. Cet outil permet une évaluation de l’authenticité des actualités afin de lutter contre la propagation des Fake News (fausses informations), d’améliorer la qualité du contenu accessible aux utilisateurs à travers la plateforme.

Le programme a été lancé en collaboration avec deux partenaires : Africa Check, la première organisation de Fact-checking indépendante en Afrique, et l’AFP (Agence France Presse). Il est essentiellement basé sur le feedback (avis et remarques) de sa communauté, de même que sur les nombreux indicateurs dont Facebook se sert afin de signaler d’éventuelles fausses informations aux Fact-checkers.

Les articles, y compris les photos et vidéos publiés localement seront soumis à une vérification. Une fois qu’une publication sera identifiée en tant que fake news par l’une des organisations chargée de la vérification des faits, Facebook affichera celle-ci plus bas dans le fil d’actualité, et mentionnera que l’information est contestée, permettant ainsi de réduire considérablement sa diffusion.

La session de sensibilisation, rappellent les initiateurs, sera l’occasion de discuter des politiques de Facebook en termes de publications de contenu abusif ainsi que les opportunités d’utilisation des réseaux sociaux comme outil d’engagement civique.

Joe Marone

Sénégal : Sonatel Academy revendique un taux de réussite de plus de 97 % pour sa première promotion

La cérémonie officielle de remise des diplômes de la première cohorte de l’école de codage mise en place par l’opérateur historique, dénommée Sonatel Academy, a eu lieu mardi à Dakar. Le directeur en a profité pour vanter les mérites de ses apprenants. A en croire Daouda Diouf, un taux de réussite de 97,83 % et une moyenne supérieure à 15 ont été enregistrés suite aux examens. Les filles ont battu le record de réussite avec un taux de 100% (14 admises sur 14 candidates). Toutefois, il y a eu des candidats (4 au total) qui ont décroché en cours de formation, ce qui a fait qu’il n’en restait que 46 au total.

Côté insertion professionnelle, puisque c’est la principale finalité, Monsieur Diouf et son équipe font état de 63 % de sorties positives au terme des placements en stage facilités par la cellule post-formation de Sonatel Academy. La première promotion de la Sonatel Academy porte le nom de l’ex – directeur général Alioune Ndiaye, aujourd’hui directeur exécutif d’Orange Middle -East and Africa. Cette première cohorte a démarré ses cours en novembre 2017 avec l’objectif de sortir diplômée 2018 avec un curriculum de 840 heures suivi d’un stage de validation des compétences de 140 heures en entreprise.

« Sonatel Academy est une initiative majeure puisque c’est la première école de codage gratuite au Sénégal et dans la sous-région qui nous permet, nous, de former des jeunes, sans emploi ou étudiants, aux métiers techniques du numérique pour les aider à s’insérer dans le marché du travail, mais également, pour ceux qui en ont le souhait, peut-être à se lancer eux-mêmes et à lancer leur propre start-up », a réagi Sékou Dramé, directeur général de Sonatel.

Elimane

Mauritanie : Les trois opérateurs télécoms écopent d’une amende de 1,5 million de dollars

En Mauritanie, c’est une mauvaise nouvelle pour les opérateurs télécoms. L’Autorité de régulation des télécommunications a annoncé le 13 janvier 2018 avoir infligé une amende globale d’un peu plus de 1,5 million de dollars aux trois opérateurs de téléphonie mobile exerçant dans le pays, notamment le marocain Mauritel, filiale du groupe Maroc Telecom ; le tunisien Mattel, filiale de Tunisie Telecom et le soudanais Chinguitel, filiale de Sudatel. Pour justifier cette sanction, le régulateur évoque des défaillances dans la qualité de service.

De cette série de sanctions, Mauritel est l’opérateur qui écope le plus. A lui seul, il devra payer environ 1 million de dollars. Pour sa part, Mattel devra payer une amende d’un peu plus de 300 000 dollars, tandis que Chinguitel s’en sort avec la plus faible amende, soit environ 294 000 dollars. Selon le régulateur, ces sanctions sont la résultante d’une mission de contrôle menée du 20 octobre au 25 novembre 2018.

Cette mission avait révélé des manquements persistants sur la qualité du réseau, principalement dans la capitale Nouakchott, dans plusieurs autres villes et sur les axes routiers. Selon le régulateur, plusieurs avertissements et mises en demeures avaient déjà été adressés aux opérateurs depuis 2016. Visiblement sans grand résultats, ce qui a abouti aujourd’hui à la décision de ces sanctions.

Jephté Tchémédié

Source : Digital Business Africa