Le digital, « une opportunité historique » pour l’agriculture africaine (expert)

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L’expert marocain Mohamed Horani, fondateur de la société de services informatiques bancaires (Hightech Payment Systems, HPS), a fait jeudi à Meknès (nord) l’éloge de la digitalisation de l’agriculture, soulignant More »

Dalal Tones : plus de 400 millions payés..la grosse part aux chants religieux

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Le services de dalal Tones est une vraie aubaine pour les artistes surtout les chanteurs religieux. En effet, ils participent efficacement à la promotion des artistes. En tout cas More »

AgriNumA 2019 : le 1er rendez-vous de l’agriculture numérique en Afrique de l’Ouest

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Plus de 100 acteurs académiques, industriels et de la société civile (Sénégal, Mali, Burkina Faso, Bénin, Cameroun) du secteur numérique et agricole sont attendus du 28 au 30 avril More »

CIVIC TECH: l’UGB accueille un panel sur la participation citoyenne et la transparence publique, le 13 avril 2019

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L’Université Gaston Berger de Saint-Louis abrite un grand panel sur la participation citoyenne et la transparence publique, le 13 avril 2019. La rencontre s’ouvrira à 09 heures à l’Auditorium de l’UGB More »

Les ministres des Finances d’Afrique s’engagent à faire progresser le taux de pénétration du smartphone sur le continent

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Réunis à Marrakech au Maroc les 25 et 26 mars 2019, lors de la 52ème session de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) qui se tenait More »

 

Monthly Archives: octobre 2018

Les nouveaux produits présentés par APPLE ce mardi

Quatre ans après sa dernière version, le Mac mini revient avec des performances largement améliorées.

Le plus petit ordinateur jamais conçu par la firme américaine avait besoin d’être rafraîchi après quatre années passées au placard.

La nouvelle version du Mac mini se pare d’une robe gris sidéral tout comme les autres ordinateurs de bureau de la Pomme. Hormis ce petit changement, le design reste inchangé, l’essentiel du travail s’est concentré sous son capot.

Apple proposera l’ordinateur de bureau miniature en différents modèles. Le moins puissant d’entre eux embarquera un processeur quadcore intel i3 cadencé à 3.6 GHz tandis que le plus puissant est équipé d’un processeur à six cœurs Intel i7 cadencés à 3.2 GHz (jusqu’à 4.6 GHz grâce au Turbo Boost).

Pour épauler la machine, Apple annonce 32 à 64 Go de mémoire vive cadencée à 2666 MHz. Résultat : cette nouvelle mouture serait cinq fois plus puissante que la précédente sortie quatre ans plus tôt.

La puce T2 fait son entrée parmi les composantes de l’appareil, garantissant ainsi plus de sécurité, cryptant les données et vérifiant que les logiciels n’ont pas été falsifiés au démarrage.

Un serveur miniature

Il y a de quoi satisfaire tous les besoins grâce à une belle palette de connectiques : un port Ethernet, 4 entrées Thunderbolt, un port HDMI 2.0, deux USB-A et une prise jack. La Pomme assure que l’ordinateur peut supporter un débit internet ultra-rapide : 10 Go par seconde au compteur.

Le petit ordinateur offre jusqu’à 2 Go d’espace de stockage en SSD. La firme californienne vante d’ailleurs son utilisation en tant que serveur : petit et puissant, de nombreuses firmes en useraient pour leur centre de calcul.

 

Le retour du MacBook Air

Plus fin et plus léger que son ancêtre, le nouveau MacBook Air s’adresse toujours au même public, fervents supporters de la pomme mais qui n’ont pas forcément les moyens de mettre un budget de 2.000€

Le nouveau modèle se décline en trois couleurs : or, argent et gris sidéral. L’écran passe à une résolution Retina de 2560 x 1600 pixels et couvre la quasi-totalité de la face avant de la machine. Exit la finition en aluminium qui entourait l’écran, et place à des bordures beaucoup plus fines.

La caméra frontale passe à la haute définition, le trackpad dispose d’une surface 20% plus large et les haut-parleurs sont capables de générer un son 25% plus puissant. Apple ajoute également Touch ID qui permet de s’identifier en faisant glisser son doigt sur un lecteur d’empreinte digitale.

Pas de grosse évolution dans les entrailles de la machine si ce n’est une configuration maximale de 16 Go de RAM et 1,5 To de stockage dans un SSD décrit comme 60% plus rapide. La connectique est simplifiée à l’extrême avec en tout et pour tout trois ports : deux entrées Lightning et une prise jack.

Le nouveau MacBook Air est vendu à un tarif d’entrée de 1349€ et monte à 1599€ pour la version 256 Go.

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Un forum sur l’intelligence artificielle en Afrique s’ouvre en décembre au Maroc

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) annonce, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’organisation d’un forum sur l’intelligence artificielle (IA) en Afrique, du 12 au 13 décembre 2018 au Maroc, avec comme principal objectif : « discuter des problématiques et enjeux » de l’IA dans le continent.

« Ce Forum de haut-niveau permettra enfin de traiter ces enjeux en veillant à promouvoir et à maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle en tant que levier de développement », écrit l’Unesco, notant « qu’environ 150 participants » sont attendus dans cette manifestation organisée conjointement avec l’Université Mohamed VI Polytechnique (UM6P).

Le format du Forum sera constitué de sessions plénières et d’ateliers thématiques sur deux jours. Des événements parallèles seront organisés sous forme de tables rondes. Un espace d’exposition, dans lequel l’Unesco tiendra le stand principal, sera également dédié aux exposants souhaitant présenter leurs travaux sur l’intelligence artificielle, a expliqué l’institution onusienne dans sa méthodologie.

L’Unesco attend de ce forum des résultats axés sur quatre points, à savoir la promotion de l’intelligence artificielle en Afrique en tant que levier de développement, l’encouragement de la coopération régionale africaine et la promotion d’un cadre éthique pour l’intelligence artificielle sur le continent africain, l’influence des stratégies nationales susceptibles de maximiser le potentiel de l’IA en Afrique, et enfin la mise en place d’un Forum africain des associations d’intelligence artificielle en Afrique.

Ainsi, ce forum de « l’UNESCO pourrait enrichir la réflexion globale sur l’IA en la déclinant à l’échelle africaine, à travers (…) la régionalisation du débat d’idées (qui) permettrait de soulever les enjeux de l’IA en prenant en compte les défis, opportunités et enjeux propres aux contextes locaux », a souligné l’institution onusienne basée à Paris, en France.

« Aujourd’hui la problématique de l’IA en Afrique est très peu traitée, quand elle n’est pas bridée dans un rapport Nord-Sud. Un débat à l’échelle continentale sur l’essor de l’IA en Afrique, contribuera à son émergence », a indiqué l’Unesco.

Samba

Le Sénégalais Jesus EKIE, remporte le 1er Prix africain du Data Challenge

Le Sénégal vient d’être honoré à Addis Abeba au siège de l’Union Africaine à l’occasion de la cérémonie 2018 du Data Challenge, une compétition panafricaine qui s’adresse à tous les chercheurs, étudiants, concepteurs créatifs, développeurs, analystes, ainsi qu’à tous les passionnés de données informatiques, y compris les représentants de la diaspora africaine. Le site Dakarlibre.com nous parle de Jesus EKIE, Doctorant en informatique à l’ISI.

Le Sénégalais Jesus EKIE, Doctorant en informatique à l’ISI et Consultant Sénior en Informatique et en Web a ainsi reçu le 1er Prix de l’Union Africaine et de l’IFPRI (l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires) dans le domaine informatique sur tout le continent africain.

La cérémonie de remise des prix du ReSAKSS (Regional Strategic Analysis and Knowledge Support System) Data Challenge a eu lieu le 25 octobre au sein du Radisson Blu, à Addis Abeba, la capitale éthiopienne.

L’événement s’est déroulé en présence de S.E. Josefa SACKO (Commissaire à l’Union Africaine en Charge de l’Economie Rurale & de l’Agriculture), de Dr. Shenggen Fan (Directeur Général de IFPRI Monde) et de Dr. Ousmane Badiane (Directeur Afrique de l’IFPRI).

Cette compétition qui évalue le talent et la créativité des acteurs des TIC en Afrique a vu M. Jesus EKIE proposer, comme solution à un problème d’étude de plusieurs milliards de lignes d’informations, une intelligence artificielle qu’il a nommé « Jera » et qui réalise en plus de cela la prouesse de fonctionner sur les terminaux mobiles dits smartphones.

En plus de l’analyse des données à très haute fréquence, « Jera » est dotée de plusieurs autres fonctionnalités adressant plusieurs problématiques liées à la coordination, à la gestion de connaissance, à la recherche etc…

Interrogé sur les motivations l’ayant poussé à participer à cette compétition de haut niveau, Jesus EKIE répondra que ses motivations se résument à trois chiffres clés:

  • Comme mis en exergue par InterNews « Seulement 13% de la population mondiale vit dans un pays où la presse est libre » ;
  • Selon Google, d’ici 2020, 50% des recherches seront effectuées à la voix.
  • Avec un taux de pénétration de la téléphonie mobile de plus de 80%, l’Afrique est résolument tournée vers le numérique.

Ce prix, plus qu’une récompense de ses efforts, représente le fruit acharné d’une jeunesse optimiste quant à l’avenir et aux possibilités de son continent: l’Afrique.

A la suite de Jesus EKIE 1er (catégorie Informatique), une autre sénégalaise a aussi été récompensée. Il s’agit de Mlle Christine Valentine Noella Sagna 2ème (catégorie Essai & Rapport) alors que le 3eme Prix est revenu au Nigérian Oreoluwa Olorode (Catégorie Projet de Lycée).

Propos du Data Challenge

Le ReSAKSS Data Challenge est un concours panafricain – diaspora incluse qui permet d’expérimenter et de découvrir de nouveaux outils, de participer à la construction et au renforcement d’une communauté travaillant avec les données de la manière la plus innovante.

Le ReSAKSS a été créé en 2006, par l’IFPRI, dans le cadre du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA), avec comme but de soutenir la planification et la mise en œuvre de politiques basées sur des preuves et axées sur les résultats, dans l’agenda du PDDAA. Le ReSAKSS a été créé comme une réponse directe à la demande croissance d’informations et d’analyses crédibles pendant l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies de développement axées sur l’agriculture, en appui au PDDAA.

Le ReSAKSS Data Challenge a été mis en place dans l’optique de fournir des données fiables et de nombreux produits de connaissance sur la plateforme du ReSAKSS et d’encourager leur utilisation par les acteurs dans les milieux universitaires, des affaires, des politiques, des médias, des arts et de la société civile au sens large.

Plus spécifiquement, le ReSAKSS Data Challenge vise à :

  • Présenter la plateforme ReSAKSS et ses outils au public africain : étudiants, chercheurs, analystes, spécialistes des médias, artistes, entrepreneurs et anonymes intéressés par le développement économique et social de l’Afrique; ainsi que les données et produits de connaissance connexes;
  • Mieux faire connaître les données fiables fournies par le site web du ReSAKSS ainsi que les données hautement désagrégées disponibles sur les eAtlas nationaux du ReSAKSS;
  • Encourager les participants au concours à explorer pleinement la gamme de données et d’indicateurs disponibles sur les plateformes du ReSAKSS;
  • Stimuler une utilisation innovante des données sur les économies africaines afin de créer des connaissances, des outils, des produits artistiques et des services qui contribueront aux efforts visant à aborder des questions d’importance stratégique pour la société africaine.

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IBM achète l’éditeur de logiciels à code source ouvert Red Hat pour 34 milliards de dollars

Le groupe américain IBM a annoncé dimanche qu’il allait payer la somme record de 34 milliards de dollars pour acheter l’éditeur de logiciels à code source ouvert Red Hat, qui doit accélérer la présence du géant informatique sur le marché très juteux et en plein boum du «nuage».

Preuve qu’il y voit un apport stratégique pour l’entreprise, IBM n’avait jamais payé autant pour une acquisition et selon la chaîne financière CNBC, il s’agit de la troisième plus importante acquisition dans le secteur technologique aux Etats-Unis.

Pour mettre la main sur Red Hat –qui a été créé en 1993 avant de lancer un an plus tard sa fameuse version du système d’exploitation libre Linux– l’acteur historique de l’informatique mondiale va mettre sur la table 190 dollars par action, selon un communiqué commun diffusé dimanche. Cela représente une prime de près de 73 dollars par rapport au cours de clôture de Red Hat de vendredi à New York.

Pour justifier ce montant, la PDG du groupe informatique, Ginni Rometty, n’hésite pas à affirmer que «l’acquisition de Red Hat va changer la donne. Cela change tout sur le marché du nuage». Le terme désigne l’informatique dématérialisée comme par exemple le stockage de données en ligne, et c’est devenu un des segments des marchés de l’informatique à la plus forte croissance et aux marges les plus juteuses.

«IBM va devenir le premier fournisseur mondial de nuage hybride», a affirmé Mme Rometty, estimant qu’il s’agissait là de la prochaine opportunité de croissance pour l’informatique dématérialisée permettant par exemple de connecter différents types de «nuages» privés, publics, etc. Aujourd’hui, ils ne peuvent souvent pas communiquer chacun étant construit sur une base qui lui est propre ou propriétaire.

Selon IBM, 80% de la charge de travail des entreprises n’est toujours pas transposable dans le nuage en raison de la nature fermée du marché de l’informatique dématérialisée à l’heure actuelle.

A l’instar d’Amazon ou de Microsoft, IBM a fait du «nuage» une priorité dans sa stratégie de croissance.

L’entreprise se recentre depuis plusieurs années sur des créneaux jugés plus porteurs comme l’analytique, le mobile et la sécurité, regroupés sous l’appellation «impératifs stratégiques» et destinés à compenser le déclin de ses activités traditionnelles. Ces métiers représentent désormais environ la moitié de son chiffre d’affaires.

Obéissant à l’adage on ne change pas une formule qui gagne, IBM a décidé d’intégrer Red Hat tel quel sous forme d’une unité distincte, qui pourra essentiellement continuer à faire ce qu’elle a fait et comment elle l’a fait jusque-là. Jim Whitehurst, le PDG de Red Hat, garde la main avec son équipe et deviendra membre de la direction d’IBM où il rendra compte directement à Ginni Rometty.

«IBM a l’intention de garder le siège de Red Hat, ses installations, sa marque et sa façon de faire», résume le communiqué.

Pour Paul Cormier, directeur produits et technologies de Red Hat, il s’agit d’une journée historique pour l’open-source ou la philosophie du logiciel ouvert adaptable par tout un chacun à ses besoins. Ce mouvement est né dans les années 90 pour contrer les géants comme Microsoft qui vendent leurs logiciels sans possibilité de les modifier.

Red Hat, qui est basé en Caroline du nord à Raleigh mais est présent dans 35 pays et emploie quelque 12.000 personnes, est l’un des acteurs les plus connus de l’open-source que ses clients payent pour proposer des solutions sur-mesure.

L’entreprise a réalisé un bénéfice net de 259 millions de dollars lors de l’exercice 2018 clos fin mars pour un chiffre d’affaires de 2,9 milliards de dollars (+21% sur un an).

Même pour un géant comme IBM — 79 milliards de dollars de chiffre d’affaire pour 5,8 milliards de dollars de bénéfices en 2017– la somme offerte est énorme.

L’achat se fait en cash –plutôt que par échange d’actions– et IBM a indiqué qu’il allait payer avec ses fonds mais aussi en s’endettant, sans toutefois préciser la proportion.

IBM affirme que cette acquisition va accélérer la croissance de son chiffre d’affaires, de sa marge brute et de sa profitabilité dans les 12 mois qui suivront la conclusion du rachat. L’entreprise précise également que cela aura un effet bénéfique sur le dividende.

Pour aider à faire face financièrement IBM renonce à son plan de rachat d’actions en 2020 et 2021. L’entreprise tient aussi à préciser qu’elle «s’engage à maintenir une notation de son crédit correspondant à un investissement de grande qualité».

IBM affirme avoir les moyens financiers d’assurer la transaction à sa signature. Elle a été approuvée par les conseils d’administration des deux entreprises.

L’acquisition devrait être bouclée durant le deuxième semestre de 2019.

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Google rend encore plus simple l’accès à sa suite bureautique a travers un raccourci

Google a déployé un nouveau raccourci, .new, permettant depuis la barre d’adresse de votre navigateur de créer un document bureautique.

Un document Google Docs, directement depuis la barre d’adresses

Google rend encore plus simple l’accès à sa suite bureautique. Le moteur de recherche propose dès à présent une nouvelle extension, .new permettant de créer depuis la barre d’adresses de son navigateur un document Google Docs.

C’est le compte Twitter de Google Docs qui met en lumière cette nouvelle manière de créer un document. Tous les services compris dans la suite bureautique sont concernés avec les raccourcis suivants :

  • Document texte : docs.new, doc.new, documents.new
  • Feuille de calcul : sheet.new, sheets.new, spreadsheet.new
  • Présentation : slide.new, slides.new, deck.new, presentation.new
  • Formulaire : form.new, forms.new
  • Site : site.new, sites.new, website.new

Cette nouvelle extension très pratique fonctionne sur n’importe quel navigateur ou système d’exploitation.

L’accès transfrontalier aux données numériques et la lutte contre la cybercriminalité : Quels enjeux pour l’Afrique ?

« Cloud computing » (ou informatique dans les nuages) est le nouvel anglicisme trouvé pour traduire un modèle de fourniture, d’accès et d’utilisation de ressources électroniques par le biais du réseau internet. Cette technologie offre aux entreprises une solution de délocalisation et d’externalisation de leurs données, à l’aide de logiciels spécifiques. Les services d’informatique des nuages peuvent être utilisés par les entreprises ou par les particuliers à l’aide d’applications de messagerie électronique sur le web (Yahoo, Gmail, etc.) ou de plates-formes de stockage de photos, musique, vidéos, documents, (Dropbox, Google Drive, etc.) ou à par des applications de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.)

De nos jours, il est devenu banal en Afrique d’utiliser les médias sociaux et les services et applications de messagerie électronique pour communiquer, travailler, socialiser ou obtenir des informations.

Cependant, ils peuvent aussi être utilisés à mauvais escient pour commettre ou faciliter à perpétrer des actes cybercriminels, y compris des crimes graves tels que des attaques terroristes.

Or, dans la plupart des enquêtes pénales impliquant la cybercriminalité, les autorités judiciaires ont besoin d’accéder à des données susceptibles de servir de preuves (e-mail, heure de connexion, identité du titulaire d’un compte mail, photos ou vidéos de pornographie enfantine, etc.) et qui sont stockées dans les serveurs des fournisseurs de services (Facebook, Gmail, Yahoo, Apple, Google, Microsoft, etc.) établis dans d’autres États, en particulier aux Etats-Unis.

Cependant, les preuves numériques dans le cloud présentent des particularités technologiques, en raison notamment de l’ubiquité et de la nature décentralisée de l’architecture du « nuage ». En effet, la localisation des données répond souvent à des contraintes économiques ou techniques liées notamment à un ensemble de processus algorithmique. Par exemple, les prestataires préfèrent souvent installer leurs data centers dans des Etats où le coût de l’électricité est plus faible. Les données sont parfois dupliquées et fragmentées sur des serveurs différents localisés dans plusieurs Etats afin de les préserver. Les structures d’investigation se heurtent souvent à l’impossibilité technique de localiser le lieu de stockage des données numériques.

Ainsi, les mécanismes classiques de coopération dont les principes de base ont été fixés depuis plusieurs dizaines d’années dans le cadre d’un environnement matérialisé, sont de plus en plus mis à rude épreuve. A quel Etat adresser une demande d’entraide judiciaire internationale lorsque l’on ignore le lieu de stockage des données ou même lorsqu’elles sont hébergées dans un espace international tel que la haute mer ? Est-il envisageable de transmettre autant de commissions rogatoires qu’il n’y a d’Etats sur les territoires desquels sont stockées des données dispersées entre plusieurs data centers ?

Face à l’inefficacité des méthodes formelles de coopération organisées par les accords d’entraide policière et judiciaire (lenteur, longueur et incertitude des procédures), une approche plus informelle consistant à l’admission d’un droit d’accès transfrontalier aux preuves électroniques stockées dans le « cloud » par les prestataires de service Internet est de plus en plus explorée par les Etats et les organisations internationales (I) .

Mais en Afrique, les enjeux posés par ce nouveau dispositif aux effets extraterritoriaux, sous l’angle de protection des données à caractère personnel et de la souveraineté numérique, exigent l’aménagement d’un cadre international approprié (II).

I. UNE TENDANCE A LA RECONNAISSANCE D’UN DROIT D’ACCES EXTRATERRITORIAL AUX PREUVES NUMERIQUES

L’affaire Yahoo ! avait, dès le début des années 2000, mis en évidence la difficulté du droit international à s’acquitter de sa fonction de répartition des compétences étatiques dans l’environnement électronique. Dans cette affaire, le juge français avait établi sa compétence pour connaître de la mise en vente en ligne depuis les États-Unis d’objets nazis.

La question de l’accès des autorités étatiques aux données par-delà les frontières, en particulier dans le cadre d’enquêtes pénales, constitue une illustration particulièrement éloquente de cette difficulté.

Ce problème a été récemment relancé suite à l’adoption par le Congrès américain en mars 2018 du Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act (Cloud Act) qui encadre l’accès par les autorités américaines aux données stockées à l’étranger par les prestataires de services électroniques dans le cadre de procédures pénales. Ce texte de loi fait suite à l’affaire USA c/ Microsoft soumise à la Cour suprême des Etats-Unis en 2017. Dans cette espèce, les autorités américaines avaient obtenu une ordonnance enjoignant à Microsoft de transmettre le contenu des messages électroniques échangés par un individu dans le cadre d’une enquête pour trafic de stupéfiants. Dans un contexte marqué par une certaine défiance vis-à-vis des opérateurs américains après les révélations de Snowden, la société refusa de s’exécuter au motif que les données en cause étaient conservées en Irlande.

L’opposition de Microsoft s’appuyait essentiellement sur le caractère extraterritorial de l’injonction délivrée. C’est donc bien la possibilité pour les autorités d’un État d’accéder via un fournisseur de services à des données stockées sur le territoire d’un autre État sans son consentement qui était en cause. Après avoir vu sa demande en annulation de l’ordonnance rejetée une première fois devant la Cour du district de New York, Microsoft avait obtenu gain de cause devant la Cour d’appel du second circuit.

Mais les autorités américaines avaient porté l’affaire devant la Cour suprême. C’est pour couper court au débat qui s’était noué devant la haute juridiction américaine que le Congrès a adopté sous la forme d’un cavalier législatif, le Cloud Act.

L’objectif premier de ce texte est de permettre aux autorités américaines d’accéder aux données stockées à l’étranger par des fournisseurs de services. Le dispositif permet ainsi aux autorités américaines de solliciter du juge qu’il ordonne à un opérateur de leur transmettre les données en sa possession, où qu’elles se trouvent. La portée de ce texte est très large puisque le critère déterminant qui est retenu tient à l’établissement du fournisseur de services sur le territoire américain. Ni la localisation des données, ni la nationalité de leur titulaire, ni même la cible de l’activité qui a permis de les recueillir ne sont décisives.

Ce texte a suscité de vives controverses. Certains ont vite affirmé qu’il serait pris en réaction au Règlement général sur la protection des données (RGPD), applicable depuis le 25 mai 2018 et permettrait aux États-Unis de « pomper » et de « siphonner » les données personnelles des citoyens du monde sans aucun contrôle, ni limite. D‘autres ont dénoncé un « nouvel instrument de guerre économique » renforçant l’ingérence des autorités américaines sur les prestataires de services de communications électroniques.

Par ailleurs, l’accès transfrontière aux données est envisagé par l’article 32 de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Ce texte habilite une partie, sans l’autorisation d’une autre partie, à accéder à des données informatiques accessibles au public, quelle que soit la localisation géographique de ces données ou lorsque la personne concernée (par exemple le titulaire d’un compte mail) donne son consentement à la divulgation des données.

Alors que la Convention africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel adoptée à Malabo en 2014 est restée muette sur le problème de l’accès transfrontalier aux données, la Commission européenne a déposé, à la suite de l’adoption du Cloud Act, une proposition de Règlement E-evidence sur l’accès aux preuves électroniques. Cette proposition de règlement permet d’imposer aux fournisseurs de services de divulguer des données conservées hors du territoire des États membres de l’Union européenne. Elle instaure ainsi une injonction européenne de production et de conservation de données adressée directement au prestataire offrant des services dans l’Union, sans avoir à passer par les procédures classiques d’entraide internationale.

En permettant aux autorités américaines et européennes d’obtenir des données conservées à l’étranger, le nouveau dispositif d’accès transfrontalier aux données a sans aucun doute une portée extraterritoriale. Par ce mécanisme, ces autorités mobilisent un instrument de mise en œuvre de l’action pénale pour répondre efficacement à la cybercriminalité qui s’applique aussi bien aux données de contenu (par exemple le contenu d’un e-mail ou une photo) qu’aux données relatives aux abonnées (par exemple, les informations sur les horaires de connexion ou à l’identité du titulaire d’un compte mail).

II. L’EXIGENCE D’UN CADRE DE COOPERATION APPROPRIE SUR L’ACCES EXTRATERRITORIAL AUX DONNEES NUMERIQUES

Les défis liés à la protection des données à caractère personnel et à la préservation de la souveraineté numérique posés par les effets extraterritoriaux du mécanisme de l’accès transfrontière aux données numériques, surtout en Afrique, posent les prémices d’une coopération internationale en la matière. L’adoption du Cloud Act combinée aux initiatives juridiques européennes jettent les jalons d’un cadre coopératif sur l’accès transnational aux données. En effet, le deuxième pilier sur lequel repose le Cloud Act permet au législateur américain d’établir les conditions d’une coopération internationale en matière d’accès transfrontalier aux données numériques. La loi habilite ainsi l’exécutif américain à conclure des accords de coopération avec les partenaires des États-Unis.

En premier lieu, l’objet de ces accords est de permettre aux autorités étrangères (notamment les autorités africaines) d’accéder aux données stockées aux États-Unis dans le cadre de leurs propres enquêtes pénales. Cette possibilité est toutefois limitée à deux égards.

D’une part, l’État qui souhaite conclure un accord de ce type avec les États-Unis doit démontrer qu’il offre aux données personnelles une protection analogue à celle qui existe en droit américain et s’engager à accorder une protection particulière aux données dont le titulaire est américain.

D’autre part, le transfert de données depuis le territoire des États-Unis n’est prévu que pour la poursuite de « serious crimes ». Le texte ne précise pas le degré de gravité de ces infractions sauf qu’il énonce qu’elles incluent les actes de terrorisme.

Si les États membres de l’Union européenne ou l’Union elle-même, remplissent sans doute les conditions requises du point de vue du droit américain pour conclure un accord de coopération du type envisagé par le Cloud Act, l’existence de garanties sérieuses de protection des données personnelles en Afrique est illusoire. En effet, il n’existe pas un dispositif similaire au RGPD , encadrant les conditions du transfert des données à caractère personnel hors de l’espace de l’Union africaine. En outre, les autorités chargées de la protection des données à caractère personnel ne disposent pas souvent de moyens suffisantes pour s’acquitter de leurs missions.

Face à cette situation, les Etats africains risquent de n’être pas en mesure de conclure des accords fixant les conditions dans lesquelles les données conservées sur le territoire américain peuvent être transférées en Afrique sans porter atteinte au droit américain. Or, sans la conclusion de ces accords, la divulgation des données stockées dans les serveurs des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) aux autorités policières et judiciaires africaines (magistrats et officiers de police judiciaire) pour les besoins de la lutte contre la cybercriminalité risque de n’être qu’un vœu pieux.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que la rareté voire l’absence de data centers hébergeant les données des fournisseurs de service internet sur le continent africain le place souvent dans l’inconfortable position de « demandeur » de données utiles aux enquêtes pénales.

En deuxième lieu, les accords de coopération prévus par le Cloud Act visent à permettre l’accès des autorités américaines aux données stockées à l’étranger via le fournisseur de service.

Mais l’opérateur conserve la possibilité de contester l’injonction délivrée à son endroit et d’en obtenir l’annulation par le juge. En présence d’un accord conclu avec l’État sur le territoire duquel les données sont stockées, le juge peut annuler ou modifier l’injonction si elle concerne des données dont le titulaire n’est pas américain, lorsque la mise en œuvre de l’injonction serait contraire au droit de l’État sur le territoire duquel se trouvent les données ou si l’intérêt de la justice commande d’annuler ou modifier l’injonction. En tout état de cause, les difficultés soulevées par l’accès transfrontalier aux données ne pourront trouver des solutions que par la conclusion d’accords internationaux qui devront organiser et répartir les compétences entre États tout en permettant de maintenir les garanties ainsi que les droits fondamentaux des personnes. Ces accords pourraient être bilatéraux, tels ceux que le Cloud Act envisage ou multilatéraux, par exemple dans le cadre de la convention internationale de Budapest sur la cybercriminalité. A cet égard, lors de sa 17eme réunion plénière (juin 2017), le comité de la Convention sur la cybercriminalité (T-CY) a adopté un cahier des charges pour la préparation d’un deuxième protocole additionnel à la Convention. L’objectif de ce protocole est d’étendre les cas d’accès transfrontalier aux données notamment au cas où le lieu de stockage des données est inconnu. Deux Etats africains, également parties à la Convention de Budapest, à savoir le Sénégal et l’île Maurice, participent au groupe de travail chargé de rédaction de ce deuxième protocole additionnel dont la version finale est prévue pour décembre 2019.

Le Premier Forum africain sur la cybercriminalité, organisé par l’Union africaine à Addis Abeba (Ethiopie) du 16 au 18 octobre 2018 a constitué un prétexte pour poser le débat des enjeux de la preuve numérique dans le « cloud » en Afrique.

Quoi qu’il en soit, dans un contexte marqué par des transformations digitales sans précédent (Cloud computing, Big Data, internet des objets, etc.), l’Afrique est plus que jamais à la croisée des chemins. Une lutte efficace contre la cybercriminalité dans le respect des droits fondamentaux des personnes et de la protection des données à caractère personnel exige des africains de prendre leur cyberdestin en main, même dans le flou des nuages du cyberespace…

Papa Assane Touré
Magistrat Expert en Cyberdroit
Secrétaire général Adjoint du Gouvernement
Chargé des Affaires législatives et réglementaires

Malgré son lancement il y a 3 ans Windows 10 n’a pas encore convaincu toutes les entreprises selon le PDG de Microsoft

Selon Satya Nadella, PDG de Microsoft, la dernière mouture de l’OS aurait été déployée sur seulement 50 % des PC d’entreprise. Les autres seraient donc encore sous Windows 7, en fin de vie. 

La PDG de Microsoft à en effet déclaré lors de la présentation de ses résultats du premier trimestre de l’exercice fiscal 2019 que « plus de la moitié de la base des appareils professionnels est sur Windows 10 ». Des propos qui laissent donc entendre que l’autre moitié des appareils tournent sur un OS antérieur à Windows 10.

Encore 14 mois pour migrer vers Windows 10

Lancé en 2009, Windows 7 équiperait donc encore près de la moitié des PC d’entreprise. Rappelons qu’il ne reste plus que 14 mois pour migrer vers Windows 10 puisqu’en janvier 2020, Microsoft cessera le support pour Windows 7 et les mises à jour et correctifs de sécurité deviendront dès lors payants. Néanmoins le constat n’est pas si alarmant pour les détenteurs de licences en volume puisqu’ils pourront toujours bénéficier de correctifs de sécurité pour Windows 7, soit via leur contrat d’assurance logicielle, ou simplement en mettant la main à la poche.

De plus, un porte-parole de Microsoft à tenu à clarifier les propos de Satya Nadella, en affirmant : «  Sur la base des données de Microsoft, nous pouvons voir qu’il y a maintenant plus de périphériques dans l’entreprise exécutant Windows 10 que toute autre version antérieure de Windows « . A priori, Windows 10 aurait donc tout de même globalement réussi à séduire les entreprises.

Il faut toutefois noter qu’un grand nombre d’entreprises n’ont commencé à déployer Windows 7 que peu de temps avant le lancement de Windows 10, il se pourrait donc qu’elles continuent d’exploiter cette mouture de l’OS jusqu’à la fin du support.

Enfin, la dernière grande migration de XP à Windows 7 a suivi des proportions similaires. Au même stade de la transition, Windows 7 ne possédait que 45 % de la base installée contre 38 % pour Windows XP. Aujourd’hui, à propos de la transition actuelle, StatCounter estime que la base installée est d’environ 48 % pour Windows 10 et 39 % pour Windows 7.

E-Learning : L’ARMP lance son module de formation en ligne sur la passation de marchés publics

L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a lancé hier, jeudi 25 octobre, à Dakar son module de formation en ligne sur la passation de marchés publics.

Pour plus d’efficience et d’efficacité dans les procédures de passation de marchés, une exigence de l’heure, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) innove en procédant hier, jeudi 25 octobre, au lancement d’un module de formation en ligne sur la passation de marchés publics.

A cet effet, Saër Niang, directeur général de l’Armp dira : « Le monde de la commande publique est aujourd’hui entré de plein fouet dans l’ère de la digitalisation ». Et sous ce rapport, poursuit-il : « La modernisation des procédures est devenue plus qu’un impératif de premier ordre, mais un défi majeur des réformes de seconde génération ». D’où la pertinence de, « savoir dès maintenant que le secteur de la commande publique à l’échelle mondiale a déjà posé presque partout ailleurs les jalons du e-procurement et l’a baptisé marchés publics version 4.0 ».

Madame Gütten Aka, représentante de la coopération luxembourgeoise dira : « Nous osons croire que la mise en place de ce module via le web permettra sans doute de toucher un plus nombre d’acteurs… comme l’administration et le secteur privé ». Elle ajoute : « Notre soutien indéfectible sera renouvelé pour vous accompagner à former davantage d’avantage ».

SEYDOU GUEYE, SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT : « En 2016, l’ensemble des marchés immatriculés se chiffrait 2512 milliards »

Venu présider le lancement du module de formation en ligne sur la passation de marchés publics, le secrétaire général du gouvernement Seydou Gueye dira : « Ce module favorise l’allégement des mécanismes d’accès à la formation en marchés publics, et de rationalisation des coûts et de formation des acteurs. Cette innovation majeure recouvre l’ambition de la réforme du code des marchés publics intervenu en 2014 notamment en termes de célérité dans la préparation et l’exécution des marchés, de transparence des procédures et de renforcement de la participation du secteur privé sénégalais particulièrement l’accès des petites et moyennes entreprises à la commande publique. En 2016, l’ensemble des marchés immatriculés se chiffrait à 2 512 milliards de francs CFA. Et le volume des valeurs enregistre des progressions considérables d’année en année ». Il poursuit en soulignant ceci : « C’est donc, fort de ce constat que je voudrais relever l’importance de la commande publique dans le développement d’un cadre professionnel favorable à la promotion des compétences et entreprises nationales qui participent à la commande publique… »

Google et ses partenaires Pluralsight et Andela offrent 10 000 bourses de développeurs aux jeunes africains

Les développeurs en Afrique n’ont jamais bénéficié de meilleures conditions pour acquérir les compétences dont ils ont besoin. Selon TheNextWeb, le manque de développeurs sur le continent africain est une réalité incontestée. Chez Google, nous nous investissons beaucoup pour aider la communauté des développeurs et des start-ups à accéder aux technologies de pointe qui façonnent le monde d’aujourd’hui.

En mars 2018, suite à notre engagement de former 100 000 développeurs dans cette région en 5 ans, nous avons annoncé un Google Africa Scholarship Challenge dont l’objectif est de permettre à 15 000 développeurs africains d’assister à des formations de développement web et Android. Nous avons également annoncé la création de Clubs d’étudiants développeurs. Grâce à ces programmes, plus de 8 000 développeurs ont suivi des formations en développement web/mobile, et plus de 100 étudiants ont témoigné de l’impact de ces programmes sur leur carrière, leur situation professionnelle ou la création de start-ups. N’hésitez pas à regarder les témoignages d’Adaobi sur YouTube.

Mais il reste encore beaucoup à faire. Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous sommes heureux d’annoncer un partenariat avec Pluralsight et Andela, qui permettra à 10 000 développeurs africains en herbe ou professionnels d’accéder à des formations en ligne sur les plateformes Android et mobiles pendant 4 mois. Cette opportunité s’adresse aux jeunes diplômés du Google Africa Scholarship Challenge, aux clubs d’étudiants développeurs, aux groupes de développeurs Google, ainsi qu’à d’autres développeurs en herbe ou professionnels en Afrique.

Pluralsight est une société qui propose des formations en ligne sur les technologies de pointe, et le programme Andela ALC assure un tutorat aux étudiants inscrits à ce programme. Le but de ce programme est de mettre une plateforme d’engagement continu à la disposition des développeurs, actuels et futurs, en Afrique afin de les aider à acquérir les compétences dont ils auront besoin pour décrocher la certification Google et démontrer leur employabilité.

Suivez le lien ci-dessous pour en savoir plus et bénéficier de cette opportunité :

Si nous n’en sommes qu’aux prémisses de notre engagement de former 100 000 développeurs, les succès remportés jusqu’à aujourd’hui nous incitent à multiplier les initiatives pour augmenter le nombre de développeurs logiciels qualifiés en Afrique et redoubler d’efforts pour réduire le chômage sur ce continent.

William Florance, Directeur, Programmes Impact Économique

Moustapha Cissé, Google : « Si vous voulez vous mettre en accord avec le présent, vous êtes déjà en retard »

e retard de l’Afrique en matière de progrès scientifiques et technologiques est énorme. Le directeur du nouveau Centre de recherche en intelligence artificielle que Google a implanté à Accra, au Ghana, ne s’en cache pas. Au contraire, Moustapha Cissé s’en alarme et considère qu’il faut « nous doter des outils qui font que nous puissions nous approprier notre futur et en faire un présent ». Invité du magazine « eTech » sur la nouvelle radio dakaroise, iRadio, ce Sénégalais parti de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB) pour poursuivre sa formation en Occident, préconise fortement « l’acquisition du savoir scientifique en Afrique ».

Aux yeux de l’enseignant-chercheur en Machine Learning, la situation actuelle sur le continent dans le domaine scientifique est plus que préoccupante avec peu de représentativité des Africains sur la scène internationale. « En 2016, j’étais à une conférence en intelligence artificielle (…), où se retrouvent annuellement tous les experts. Il y avait environ 5.000 personnes (…). Et parmi toute cette foule (…), il y avait moins de dix Africains ou d’Américains noirs », raconte le fondateur et directeur du Master en intelligence artificielle à l’Institut Africain des Mathématiques de Kigali.

« Il nous faut sauter des étapes. Il nous faut véritablement faire de la prospective, voir très loin ce qui va se passer dans les années à venir et anticiper ces transformations pour être au diapason de la révolution scientifique. Et nous avons tout ce qu’il faut pour le faire », conclut Moustapha Cissé pour qui les révolutions ont beaucoup aidé à l’amélioration de la vie des habitants de la planète puisque « nous vivons plus longtemps aujourd’hui. Nous vivons en meilleure santé » avec des « conditions de vie, de loin, supérieures à ce qu’elles étaient ».

L’homme désigné récemment comme l’un des 30 jeunes les plus innovants en Afrique s’est également prononcé sur la mission du centre dont il a les commandes. A l’en croire, c’est la même « qui est assignée à tous les centres de recherche en intelligence artificielle de Google partout dans le monde ». En clair, il s’agira de « repousser les limites du possible en intelligence artificielle, faire de la recherche d’une qualité irréprochable et mettre les produits de cette recherche au service des populations pour améliorer les conditions de vie de notre humanité ».

Elimane